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Monogamies - Comment une chanteuse country a fucké ma vie sexuelle

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Haw

HISS GOLDEN MESSENGER

Paradise of Bachelors

lundi 13 janvier 2014, par Frédérick Galbrun

(4/5) Certains disques nous atteignent avec plusieurs mois de retard. Des disques ayant passé inaperçu mais qui, somme toute, méritent définitivement une forme de reconnaissance. Ce quatrième album a récolté de nombreuses éloges depuis sa parution et ce, avec raison. Hiss Golden Messenger est d’abord un obscur duo composé de M.C. Taylor et Scott Hirsch, ceux-ci sont rejoints par des membres de Megafaun et Pelt pour créer un ensemble musical foisonnant où piano, orgue, violon, mandoline, banjo, saxophone côtoient guitares électriques et acoustiques. Leur rencontre génère un résultat intéressant de country folk « americana » et les compositions efficaces en font un disque riche et agréable à l’écoute.

L’album débute de façon endiablée avec « Red Rose Nanthala », où Taylor demande à Dieu de préserver l’intégrité éthique de l’homme et de se faire garant de son bonheur (comme si Dieu avait quelque chose à voir là-dedans…), la guitare électrique est à l’avant-plan et vient donner une bonne dose de « stadium rock » à un morceau plus country. Le reste du disque vogue sur les mêmes eaux de country-folk rythmique mais avec certains moments plus calmes comme les morceaux « Sufferer (Love My Conqueror) », « Devotion » et « Cheerwine Easter », qui se hissent parmi les titres les plus intéressant du disque. Les thématiques de la divinité, du travail de la terre et de la paternité prédominent et sont abordées comme les préoccupations d’un homme qui désire se débarrasser de la modernité, comme d’un vieux manteau défraîchi.

La plupart des textes possèdent une portée ecclésiastique ; un contenu avec des référents vaguement bibliques portant sur la croyance et l’attitude intérieure propre à une soumission face à l’Autre. Des symboles religieux bibliques et les métaphores associées sont utilisés à profusion et on y dénote une ligne directrice qui dicte une morale, qui demande à l’homme de tempérer ses passions pour se soumettre aux lois de la morale religieuse. On peut toutefois critiquer cette attitude intérieure et porter un certain regard dubitatif sur cette domestication de l’homme par la religion. La référence à la religion est aussi signifiée par l’utilisation du mot hébreu « Selah » dans quelques chansons. Ce terme fait référence aux psaumes bibliques et est aussi utilisé dans des chansons rastafari, pour accentuer la fin d’un segment parlé, au même titre que « Amen », par exemple. Dans l’ensemble, « Haw » projette un côté solennel généré par des chansons prenantes, empreintes d’émotions et de dévotion.

-  Desc. : Country folk mystique
-  R.S.V.A. : Neil Young, Case Studies, Mavis Staples

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