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Les Criquets Crinqués (CISM 89,3 FM)

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Talahomi Way

HIGH LLAMAS, THE

Drag City

mardi 28 juin 2011, par Olivier Boivin

(3.5/5) Voilà un neuvième album pour The High Llamas, groupe prolifique des années 90, qui présente ici un bijou des stations balnéaires, des cocktails fruités que l’on déguste en maillot de bain fluo sous un palmier. Le synthétiseur rétro aux sonorités d’orgue assurément kitsch se veut dérisoire peut-être, mais finit par créer un certain bonheur, donnant l’impression d’avoir renoué avec la folie des plages de formules tout compris. Les pièces de Talahomi Way sont exotiques et donnent le sourire sur le champ. Un album parfait pour se remonter le moral ou pour se motiver à passer au travers des obligations. La voix du chanteur, compositeur, guitariste et fondateur principal du groupe, Sean O’Hagan, est si rigolote qu’elle s’écoute comme si on était dans un état d’ébriété avancé.

La formation semble flotter sur un nuage d’autodérision avec la pièce Angel Connector, succulent interlude qui aurait dû être travaillé afin d’en faire la pièce canon du disque. Enfin un disque loin de notre froid provincial aux idées noires de béton que l’on a ressenties tout l’hiver, dans notre coin de pays glacial et paniqué. Les pièces sont festives, surtout la première plage, Berry Adams, qui semble vraiment vouloir plaire à tous.

The High Llamas charme et donne envie de partir pour les Bahamas en pied de bas. On est loin des nuances ou du modernisme ici. C’est ce qui m’a plu dès le départ. Parfois la vie est bien faite. C’est lorsqu’on cesse de se prendre au sérieux que l’harmonie prend toute son ampleur. Talahomi Way plaira à ceux qui préfèrent le côté plein du verre à moitié vide. Un délice estival, parsemé de folie et d’élans qui chatouillent.

- Desc. : Indie pop, surf rock
- R.S.V.A. : The Beach Boys, The Sea and Cake, Belle & Sebastian

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