[]

Monogamies - Comment une chanteuse country a fucké ma vie sexuelle

Accueil du site > Musique > H > HAIMOVITZ, MATT

Meeting of the Spirits

HAIMOVITZ, MATT

Oxingale

mardi 16 août 2011, par Nicolas Pelletier

(4/5) Annoncé comme la rencontre entre la musique classique et le jazz, ce « Meeting of the Spirits » est bien plus que ça ! Il s’agit en fait de la jonction parfaite des chemins de ces deux styles majeurs, mais également de ceux du rock et de la musique actuelle. À part le violoncelliste Québécois Claude Lamothe au début des années 1990, peu d’artistes ont réussi ces mélanges avec autant de créativité, de respect et de maîtrise. Haimovitz, violoncelliste lui aussi, a conservé l’élégance de la musique classique (Blood Count) ainsi que l’énergie du rock (la brutale mais rythmée Half Nelson, de Miles Davis), tout en y insufflant une bonne partie de musique échevelée, appartenant parfois à la fois au jazz (Blues in A minor) et à la musique actuelle (comme ce W.R.U. écrit par Ornette Coleman, qui contient de bons moments percussifs, gracieuseté de Matt Wilson). Le légendaire guitariste John McLaughlin le rejoint sur deux de ses morceaux, revisités par Haimovitz : Open Country Joy et la pièce titre.

Haimovitz y saupoudre également de belles touches d’humour, comme dans cette Liza (de George Gershwin) toute en délicatesse et en vitesse : les violons, en pizzicato, imitent les guitaristes gypsys dans un style qui aurait plu à Django, sans pour autant sonner « déjà vu ». Ce disque est passionnant ! Rempli d’une véritable fougue, il « brasse » l’auditeur sans pour autant le déboussoler (Triptych, du compositeur David Sanford).

Né en Israël, Haimovitz joue du violoncelle depuis l’âge de 7 ans. Il en a aujourd’hui 40. Il déménage à New York en 1983 et a l’honneur de jouer deux ans plus tard avec Zubin Mehta et l’Israel Philharmonic Orchestra, puis le New York Philharmonic. Depuis 2004, nous avons l’honneur d’avoir ce talent à notre disposition en tant qu’enseignant à la Schulich School of Music de l’Université McGill. On le croise aussi au camp musical du Domaine Forget, haut lieu des virtuoses d’ici. Il s’est attaqué aux fameuses Variations Goldberg de Bach en 2008.

Chaudement recommandé si vous aimez les mélanges de genres. Pensez à « Mozart l’Egyptien », à l’album « Arabesque » de Jane Birkin ou au récent AfroCubism. Bien sûr, Matt Hamovitz fait beaucoup plus dans le classique / actuel, mais vous comprendrez également qu’il ne s’agit pas de musique classique au sens traditionnel du terme. À découvrir avec attention.

- Desc. : Classique vs actuel vs rock
- R.S.V.A. : Quatuor Bozzini, Warren Ellis, Yann Tiersen (violon solo)

Plan du site | Suivre la vie du site RSS 2.0