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Set Fire

GRIM SKUNK

Indica

vendredi 8 juin 2012, par Nicolas Pelletier

(4/5) C’est un band en méga forme qui revient avec un excellent album, « Set Fire », enregistré en Australie par le tandem Gus Van Go et Werner F (Priestess, Vulgaires Machins). L’appellation « world punk » n’a jamais été aussi juste puisque Grim Skunk démontre plus que jamais son grand talent à utiliser à bon escient des influences très variées (pas seulement l’influence du pot !).

Fuck Shit Up est un court mais intense bloc hardcore où les guitares sont lourdes, frisant le métal, qui comporte également des passages psychédéliques plus vaporeux. Sur Set Fire to the Nation, c’est le bon vieux mélange d’orgue et de guitares électriques typique à Grim Skunk depuis plus de 15 ans qui s’offre à nos oreilles ravies, avant de plonger dans un solide reggae vitaminé de punk. La contestation sociale demeure une valeur proéminente du band, ce qui est d’actualité ces temps-ci. Le bassiste Vince Peake s’est d’ailleurs permis un solo de casserole dans la foule lors du concert de lancement d’album à la Sala Rossa le 25 mai dernier. Sur Sunless Summer, on peut davantage apprécier la force mélodique qui habite ces musiciens expérimentés. Harmonies vocales riches et guitares puissantes sont au service d’une très belle chanson qui a même un potentiel de popularité de masse. Plus loin, Stand My Ground comporte aussi d’accrocheuses mélodies dans un reggae engagé. Tant mieux si une plus grande masse de gens peuvent découvrir cet excellent groupe intègre à ses priorités artistiques depuis 1989.

Moral Bigotry, la pièce suivante, rappelle très vite à qui on a affaire ! Telle une bombe d’énergie, le morceau s’amorce avec rien de moins que de la furie musicale... avant de présenter un riche éventail musical : jolis chœurs cha-la-la-la, puis passage de guitare à la AC/DC... avant de revenir en pleine furie une fois de plus ! Plus loin, il est impossible de ne pas penser à Nirvana lors de certains passages de Don’t Ask Questions, alors qu’Amnesia a un côté beaucoup plus classic rock 70s. La pièce Un jour, chantée en français, est un reggae musclé qui rappelle les meilleurs moments des Respectables, musicalement parlant, mais dont le cynisme signé Franz Schuller ramène le thème du combat entre riches et pauvres, sur cette planète.

C’est ça Grim Skunk : une puissante machine de rock archi habile à jouer dans la cour de plusieurs styles (punk, hardcore, reggae, ska, rock...) avec un panache et une puissance qui oblige le respect. Les Skunk ont gardé ce qu’il y a de mieux chez Deep Purple, The Clash, Mano Negra, Nirvana et tout ce qui s’est fait en punk, grunge et hardcore depuis le début des années 90.

Grim Skunk a marqué (et marque toujours) la scène montréalaise dès la fin des années 90, aux côtés des Groovy Aardvark et Me, Mom & Morgentaler. Chacun a sa spécialité : les plus punk, les plus prog, les plus world, ce sont les cinq gars de Grim Skunk dont les concerts sont explosifs et festifs. Toujours menés par le guitariste Franz Schuller et l’organiste Joe Evil, le band s’est enrichi du leader de feu Groovy Aardvark, Vincent Peake à la basse depuis 2004, de Peter Edwards à la guitare lead et de Ben Shatskoff leur nouveau batteur depuis 2009.

Pas un seul moment faible sur "Set Fire", leur 9e album en carrière et le premier depuis « Fires Under the Road » paru en 2006. Bravo !

- Desc. : World punk-prog-core
- R.S.V.A. : Groovy Aardvark, The Clash, The Cat Empire

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