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SALON DU DISQUE ET DES ARTS UNDERGROUND DE MONTRÉAL

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Sixes and Sevens

GREEN, ADAM

Rough Trade

jeudi 4 décembre 2008, par Nicolas Pelletier

(2/5) Adam Green fait dans le genre pastiche. Ses chansons sonnent comme de la pop jazz ironique, comme du Nick Cave gentil (Leaky Flask), comme des chansons de Noël cool, presqu’à la musak… Pourtant, on sent qu’avec sa voix grave, qui s’apparente à celle de Julian Cope (Twee Twee Dee), il semble jouer la carte de l’humour comme Gonzales le fait souvent : pince-sans-rire, au second degré, à la limite entre la bêtise et l’audace artistique.

À part quelques petites incartades dans l’imitation des Beatles période 1969 (Festival Song) et de l’emprunt d’un ton flegmatique à la Beck (Cannot Get Sicker), Adam Green reste bien campé dans son rôle qui semble être à la croisée des styles des Ween et de… Burt Bacharach ! Il se paye même un trip avec un chœur gospel recruté à Brooklyn, le temps d’un titre, Morning After Midnight. Green est bien le même larron qui a co-fondé les Moldy Peaches alors qu’il n’avait que 14 ans.

Est-ce que c’est intéressant ? Oui, un peu. Est-ce qu’on s’en tanne vite ? Oui, c’est clair. Est-ce qu’on l’écoute plus qu’une fois ? Deux max.

- Desc. : Ironic musak pop
- R.S.V.A. : Ween, Jonathan Richman, Kimya Dawson

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