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Monogamies - Comment une chanteuse country a fucké ma vie sexuelle

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Former Lives

GIBBARD, BENJAMIN

Barsuk

lundi 22 octobre 2012, par Jean-François Rioux

(3.5/5) Plusieurs l’attendaient depuis des années, sachant que le jeune auteur-compositeur et interprète travaillait sur du matériel solo depuis belle lurette. Sans compter quelques spectacle sans prétention où il reprenait certains classiques des années 80 et de petits passages par-ci par-là.

C’est enfin disponible, son premier véritable album solo, nommé Former Lives. On dit souvent que les disques de rupture amoureuse sont puissants, émotifs et souvent des petits chefs d’œuvres d’intimité. Il faut croire que sa séparation avec la magnifique actrice/chanteuse Zooey Deschanel (She & Him) ne l’a pas tant marqué, ou encore les morceaux ne transpirent pas nécessairement la tristesse de cette séparation. Au contraire, on y retrouve un album pop, fort simple, même un peu décevant si vous vous attendiez à retrouver le leader des Death Cab For Cutie en solitaire, puisque plusieurs des pièces pourraient être celles de sont groupe phare tout simplement. Très peu de pièces de Gibbard sont accompagnées uniquement de sa guitare, si ce n’est que sur I’m building a fire, Lily et Lady Adelaide.

L’intro de l’album est un court exercice de voix (50 secondes), digne d’un chœur des Beach Boys. On peut même y entendre des influences penchant vers Calexico ou encore Beirut sur la pièce Something’s Rattling (Cowpoke).

Le registre vocal de Gibbard est tout de même limité, les mélodies nous rappellent beaucoup celles de DCFC, cela prouve sans doute qu’il est définitivement la pierre angulaire du groupe. On n’y trouve aucun électronique pour ceux qui s’attendaient à un album se rapprochant de Postal Service.

En bref, Former Lives est un album que les fans déjà conquis chériront, mais qui en fin de compte n’est qu’un bon disque, simple, sans artifice et en toute modestie, un disque qui ne passera pas à l’histoire. Un grand pas vers une musique beaucoup plus pop, accessible. Benjamin Gibbard est le Phil Collins de l’indie rock, point final.

- Desc. : Indie-pop/rock
- R.S.V.A. : Nada Surf, She & Him, Jason Lytle

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