[] [] [] [] [] []

Les Criquets Crinqués (CISM 89,3 FM)

Accueil du site > Musique > G > GARY WAR

Police Water

GARY WAR

Sacred Bones

samedi 18 juin 2011, par Olivier Boivin

(3/5) Les sons intergalactiques semblent fasciner le créateur expérimental new-yorkais Gary War et ce, depuis le milieu des années 2000. Police Water présente 8 pièces qui semblent provenir d’une communauté d’extraterrestres, inconnue de la race humaine. Les effets étourdissants sont omniprésents et nous transportent dans un monde spatial, futuriste et hallucinatoire. La première pièce, Born of Light, est un continuum spatio-temporel (espace 4 dimensions dont la 4e est le temps) comparable au mouvement new-wave des années 80, version 2011. Les bruits rappellent ceux qu’utilisait Klaus Nomi, sans sa voix surnaturelle.

Il est pratiquement impossible de comprendre ce que raconte la voix bizarre utilisée sur Police Water tellement le traitement est robotisé, de sorte qu’elle se confond avec les ondes bruyantes des synthétiseurs qu’utilise l’artiste. Rebondissant à souhait, l’album de Gary War présente des avenues dansantes, mais beaucoup trop abstraites pour en faire une bombe de discothèque. Il est difficile de savoir si monsieur War désire passer un message (cela serait surprenant en fait) car à travers son œuvre, on laisse place à un chaos envahissant.

Malgré tout, la créativité qui émane de cette galette fascine sans aucun doute. Les pièces se suivent comme un long concept bien construit, ce qui permet de l’apprécier malgré son étrangeté et l’absence totale de repères.

Du point de vue de l’exploration, Police War est l’aboutissement d’un long devoir. Notons que les deux plages bonus du disque semblent mieux fabriquées que les pièces officielles choisies. Gary War ajoute des guitares rock garage à l’occasion, notamment sur Reality Protest, la plus aboutie de l’album. Ce disque plaira assurément aux gens qui apprécient la science-fiction ou les jeux vidéo vintages.

- Desc. : Avant-garde, post new-wave
- R.S.V.A. : Zola Jesus, Sore Eros, Philip Glass

Plan du site | Suivre la vie du site RSS 2.0