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GANG OF FOUR

Yep Roc

mercredi 2 février 2011, par Nicolas Pelletier

(4/5) Quand The Rapture a émergé, les plus vieux d’entre nous avons tout de suite senti une filiation avec le génial groupe post punk underground Gang of Four, dont l’énergie brute jamais échevelée réapparaissait dans un format plus moderne. Plus de 15 ans après leur dernier album de matériel original, revoici les quatre Anglais, toujours aussi pertinents.

« Content » plaira assurément aux premiers fans du Gang of Four, véritables pères spirituels de plusieurs groupes de qualité, dont Fugazi, The Pixies, Nirvana et REM. Le guitariste Andy Gill avait même produit le tout premier album des Red Hot Chili Peppers. Leur nouvel album plaira également à ceux et celles qui n’ont jamais entendu leur brillant premier album « Entertainment » paru en 1979, mais qui apprécient des groupes comme Bloc Party et Franz Ferdinand (I Party All The Time pour son riff groove et la voix charismatique de Jon King), dEUS pour leur fougue et leur caractère (I Can’t Forget Your Lonely Face – sur laquelle la voix de King ressemble pas mal à celle de David Byrne), et la PJ Harvey qui sort ses guitares (You Don’t Have To Be Mad). Le Gang of Four réussit à publier un album qui est en lien direct avec son histoire, sans pour autant sonner vieillot. Pas de syndrome Weezer avec les quatre musiciens maintenant quinquagénaires, originaires de Leeds en Angleterre. Seule l’intro au vocodeur de It Would Never Turn Out Too Good surprendra un peu, mais rassurez-vous, le morceau ne virera pas en Chromeo…

Découvert dès 1978 par le fameux DJ de la BBC John Peel, le Gang of Four avait frappé fort l’année suivante avec un premier album solide qui alliait la force brute du rock, le funk et des propos radicaux. Jamais auparavant n’avait-on entendu un rock de qualité être aussi bien joué tout en conservant une fougue à la fois violente et groovante. Fugazi allait reprendre le flambeau du côté post-punk de caractère alors que Red Hot Chili Peppers viserait davantage l’angle funk irrévérencieux, comme si l’héritage du Gang était si fort qu’il pouvait être subdivisé. Deux autres albums, « Songs of the Free » (1982) avec la bassiste et chanteuse Sara Lee en remplacement de Dave Allen et « Hard » (1983) allaient être intéressants, même s’ils déviaient un peu vers le dance-funk et intégraient même un peu de disco. N’ayant pas voulu changer certaines de leurs paroles lors d’une proposition de passage à la populaire émission Top of the Pops, ils furent délaissés par leur label EMI, qui changea son fusil d’épaule et fit la promotion d’un autre groupe émergent : Duran Duran.

En novembre 2004, les musiciens originaux, soit King, Gill, Allen et Hugo Burnham s’étaient réunis pour rejouer ensemble et réenregistrer d’anciennes pièces. Le batteur Burnham ayant pris sa retraite en 2006, il fut remplacé par Mark Heaney. Le bassiste Allen quitta lui aussi la formation et fut remplacé par Thomas McNeice. Gageons que l’utilisation de l’intro instrumentale de Natural’s Not In It dans les pubs des jeux Kinect de Xbox contribuera à les remettre sur la carte. Tant mieux. Ils méritent d’être davantage reconnus.

- Desc. : Post-punk
- R.S.V.A. : Wire, Franz Ferdinand, Joy Division

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