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Monogamies - Comment une chanteuse country a fucké ma vie sexuelle

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Ventriloquizzing

FUJIYA & MIYAGI

Yep Roc

vendredi 24 juin 2011, par Olivier Boivin

(4/5) Peu importe les opinions, au cours des derniers mois, une panoplie de groupes émergents nous livrent des rythmes on-ne-peut-plus années 80. La marginalité robotique de l’époque 80’s est devenue pop, et s’étend dans plusieurs styles musicaux telle une hémorragie. Malgré ce qu’on en pense, impossible de nier cette influence ancrée chez la formation Fujiya & Miyagi. Leur nouvel album, Ventriloquizzing, s’avère être un véritable bijou du genre et semble tout droit sorti d’un laboratoire underground comme on les aime. Les ambiances jonglent entre l’euphorie et l’esprit quelquefois dansant. Elles sont feutrées, sexy, accessibles et accrocheuses.

Fujiya & Miyagi est en fait un quatuor anglais formé à Brighton en 2000. Ils se décrivent eux-mêmes comme étant fortement influencés par des groupes krautrock des années 1970, tel que Can et Neu !, mais également par des artistes de musique électronique comme Aphex Twin. Le nom du groupe est un assemblage de deux mots : Miyagi, qui est le nom d’un personnage du film « Karaté Kid », et Fujiya qui est une marque de lecteur de disques. Inspirés ces hurluberlus ? Oh que oui. De la création, ils en ont à revendre. L’esprit est très nonchalant, paisible, avec un côté oriental sur Taiwanese Boots qui nous fait changer de position, nous poignant dans le bassin. On sursaute à ce moment là car on comprend le but : l’album n’est pas stable.

Sixteen Shades Of Black & Blue, un véritable canon ou on semble y entendre un genre de David Bowie. Puis le chanteur baisse sa voix vers un univers grave, mélangeant les murmures, puis devenant vaporeux. On n’est pas tout à fait arrivé au Freak Show qu’inspire Ventriloquizzing, mais on l’écouterait bien le temps de s’y préparer ou de s’y rendre. C’est un disque adorable, intrigant, atmosphérique, aux nombreuses sonorités électroniques simples mais aux fonds de guitares et de batterie très rock. La voix n’est pas constante, alors elle devient un peu comme un conteur, un animateur de foule, bref un amuseur public assumé.

Ce disque serait une excellente trame sonore. Il est complexe et raffiné. Le chanteur semble vouloir hypnotiser son auditoire à maintes reprises. Que dire de plus, sinon qu’on devient envoûté malgré nous par l’ensemble de l’album ? Je vous le suggère fortement. Il s’agit d’une formation mystérieuse et indie rock majeure cette année !

- Desc. : Indie rock-electro
- R.S.V.A. : LCD Soundsystem, !!!, Air

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