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SALON DU DISQUE ET DES ARTS UNDERGROUND DE MONTRÉAL

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Rats Laugh Mice Sing

FINN, SIMON

10 To 1

mardi 30 mars 2010, par Éric Dumais

(3.5/5) Pour ceux qui ont tendance à croire que l’inspiration s’essouffle avec l’âge, détrompez-vous : Simon Finn prouve, avec la sortie de son tout nouvel album, que cette croyance est erronée et, qu’au contraire, son pouvoir créateur s’est décuplé, voire renforcé avec l’âge.

Rats Laugh Mice Sing est le quatrième album du grand et mystique Simon Finn. Ce musicien londonien, qui a déjà eu un pied-à-terre à Montréal et à New York, œuvre depuis environ 40 ans dans le secteur musical (période pendant laquelle il a également pris de nombreuses pauses), avant de revenir définitivement ou… momentanément, qui sait. Ayant enseigné le karaté et s’étant exercé sur une ferme biologique avec sa femme il y a quelque temps, Simon Finn, depuis l’appel de son ami et partenaire en musique David Tibet, a embrassé à nouveau sa véritable vocation pour réaliser son nouvel opus, qui s’intitule Rats Laugh Mice Sing.

À première vue, l’artiste demeure dans le soft, avec peut-être un peu plus de sonorités folk qu’auparavant. Les mélodies sont tranquilles, la voix toujours calme et en contrôle, et l’orchestration toujours aussi bien maîtrisée. Bref, il n’y a pas eu de grands changements depuis ses excellents albums Pass The Distance (2004), Magic Moments (2005) et Accidental Life (2007). La meilleure de l’opus, Loitering’s Allowed, alterne guitare acoustique énergique et rythmée, avec guitare électrique endiablée mais bien maîtrisée, sans oublier les chants de Simon Sinn et de Joolie Wood qui donnent beaucoup d’audace et de profondeur à la composition. De fait, voici probablement la touche que j’ai personnellement appréciée et qui sépare Simon Finn des autres chanteurs folk tels que Castanets ou Larry Jon Wilson : la participation de Joolie Wood sur l’album. Sa voix féminine est exquise, voire envoûtante. Elle apporte, de par sa seule présence, une singularité à l’opus qui nous force à plisser les yeux et à considérer le talent des deux musiciens un peu plus sérieusement. Aussi, l’apport des différents instruments utilisés au fil de l’album est un gage de surprises, car l’on aime le caractère sensuel et dramatique du saxophone et de la clarinette, mais aussi le caractère plus diligent des violons. On aime également la présence du piano, des percussions, de la mandoline et du xylophone qui alimentent et approfondissent les mélodies entendues. Vraiment, c’est un album qui a de la gueule et que vous aimerez à coup sûr.

- Desc. : Soft-psy-brit folk.
- R.S.V.A. : Leonard Cohen, Peter Hammill, Ray Davies

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