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SALON DU DISQUE ET DES ARTS UNDERGROUND DE MONTRÉAL

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I’m Going Away

FIERY FURNACES, THE

Thrill Jockey

mardi 3 mai 2011, par Nicolas Pelletier

(1/5) La première impression des Fiery Furnaces est plutôt rigolote (ou épeurante ?) : on a l’impression d’assister à l’improbable mariage de l’énergie folk punk des Violent Femmes et du fils de Normand L’Amour ! La voix de Matthew Friedberger, nasillarde, chevrotante et peu rythmée rappelle le sympathique fêlé de la chanson québécoise. Le débit vocal de Friedberger rappelle aussi le célèbre papi Québécois. Finalement, il a la même tendance que le chanteur à casquette blanche d’intégrer trop de mots dans une phrase. Aucun des deux n’a le talent mélodique de John Darnielle des Mountain Goats, alors on est vite étourdi par l’avalanche de mots qu’on nous lance, comme dans Cut The Cake.

Difficile de ne pas sourire lorsqu’on entend les FF s’élancer dans un sensuel funk (Drive to Dallas) avec ce type de voix en avant-plan. C’est tellement gros qu’on se demande si ce n’est pas une parodie plutôt qu’une réelle tentative de séduction sur disque ! À quelques autres occasions, étant donné leur fougue parfois un peu spontanée, ils rappellent certains moments brouillons du Velvet ou de Lou Reed en solo. Plus loin, Charmaine Champagne est plutôt théâtrale.

Principalement composé de Matthew et de sa sœur Eleanor, nés à Chicago, les FF se spécialisent en concepts. Ils mélangent différentes chansons ensemble, ils modifient la même chanson de différentes façons dans une version longue (Quay Cur sur leur album « Blueberry Boat » de 2004) et préparent même un livre de partitions de musique pour des morceaux qui n’existent pas encore. Certains les trouvent intéressants, d’autres insignifiants. Il existe d’ailleurs une autre version de l’album « I’m Going Away », appelé « Take Me Round Again » qui contient des versions différentes des morceaux, travaillés parallèlement par Eleonor et Matthew sans s’en parler. Les arrangements sont donc passablement différents, même si les paroles demeurent les mêmes. Nous n’avons pas vérifié si le chant sur ce 2e opus était aussi atroce.

Difficile d’attribuer une meilleure note que 1 sur 5 à ce 7e album de ce groupe basé à Brooklyn, NY. Quand on peine à imaginer qu’il faudra réécouter un album plusieurs fois, ce n’est jamais bon signe. La voix de Friedberger est tellement peu crédible (et insupportable) qu’on ne voudra pas s’attarder davantage sur cet album dont la musique est pourtant intéressante et diversifiée. I’m Going Away moi aussi. Le plus loin possible.

- Desc. : Pop folk, indie rock
- R.S.V.A. : Mountain Goats, Deerhoof, The Kills

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