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Les Criquets Crinqués (CISM 89,3 FM)

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Outside In

FADER, JULIE

Hand Drawn Dracula

jeudi 1er octobre 2009, par Nicolas Pelletier

(2.5/5) Cette jeune auteur-compositrice-interprète canadienne a un talent certain, démontré par ses habiles chansons qui tirent à la fois du côté intimiste (Maps) mais également du côté rock assez électrifié (Shoulders, à la Crazy Horse), le tout dans un emballage très accessible. Petite sœur des Juliana Hatfield, Camera Obscura (voir Walking & Talking) et autres Feist, Julie Fader souffre par contre d’un manque d’originalité, d’un aspect unique qui la distinguerait de la masse des (bonnes) chanteuses qui sont apparues durant les 10 dernières années.

Fader a une voix vaporeuse et de bonnes compositions, mais ce n’est pas suffisant pour susciter une motivation marquée chez l’auditeur. On passe à travers son premier disque avec plaisir et langueur, c’est certain, mais aucun des morceaux de Fader n’accroche vraiment. Par moments, on la comparerait au groupe français Autour de Lucie, c’est-à-dire une ambiance à la Mazzy Star en plus commerciale (Lullaby). Cet album ressemble aussi un peu à celui de Charlotte Gainsbourg.

Chroniqueuse des méandres et déceptions de la vie amoureuse, elle nous sort tout de même quelques belles phrases qui témoignent de la douleur et de l’amertume de ses expériences personnelles. Fader a aussi la grâce de livrer ses trippes et démons intérieurs sans s’épandre exagérément, ce qui aurait rendu l’écoute un peu trop lourde. Le contre-effet de cette apparente froideur est par contre le manque de connexion entre l’artiste et l’auditeur, qui aux premières écoutes, risque de ne pas retenir aucun des onze morceaux de cet album, sorti sur étiquette Hand Drawn Dracula.

Cette artiste multi-instrumentiste, qui a accompagné en concert les Great Lake Swimmers, Chad VanGaalen et Sarah Harmer, joue la carte de la sensibilité et de la subtilité, mais elle devra faire attention de ne pas se jeter elle-même dans l’oubli. « Outside In » est un bon album, mais un tantinet trop gentil. Il est par contre très agréable pour les petits matins pluvieux. Espérons que son prochain effort sera plus créatif au niveau des arrangements, afin que l’on puisse prendre un plus grand plaisir à écouter les confidences de Julie Fader.

- Desc. : Soft folk pop
- R.S.V.A. : Autour de Lucie, Camera Obscura, Françoiz Breut

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