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SALON DU DISQUE ET DES ARTS UNDERGROUND DE MONTRÉAL

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La Lechuza

ESMERINE

Constellation

mercredi 2 novembre 2011, par François Crevier

(4/5) Certains albums vous touchent plus que d’autres. C’est comme ça. On pourrait se lancer dans des explications à n’en plus finir mais ça ne ferait que diminuer le plaisir brut qu’on éprouve. Au rancart le cerveau ! Creusons jusqu’au cœur des choses, jusqu’à la substantifique moelle !

En effet, la formation Esmerine, composée d’électrons libres des groupes montréalais Godspeed You Black Emperor et The Silver Mount Zion, nous offre avec son troisième album, « La Lechuza », un objet d’une rare beauté. Loin de donner dans la musique facile, nos lugubres lurons ont choisi d’arpenter les pentes abruptes de la musique instrumentale légèrement dépressive. Il eut été facile de se planter et pourtant non ! Les atmosphères sont si denses et riches qu’on prend plaisir à toute cette tristesse !

Loin des panoramas soniques qui ont fait la renommée des groupes post-rock, on est ici plutôt dans la finesse. Pas d’éruptions volcaniques, juste une lancinante mélancolie joliment calibrée.

L’album débute de magnifique façon avec des xylophones en boucle sur fond de violons lancinants, une sorte de clin d’œil subtil aux œuvres du compositeur américain Philip Glass. Et alors qu’on se croit sur un disque totalement instrumental, deux fantômes font leur apparition, et non les moindres : Patrick Watson, sur « Last Waltz » et Lhasa sur la finale poignante qu’est « Fish on Land ». Deux moments forts du disque, cela va sans dire.

Un album sous le signe du deuil, dont vous ne sortirez pas indemne. Promesse de gars sensible qui pleure en écoutant Le Vagabond.

- Desc. : Indie mélancolique
- R.S.V.A : Spokane, Patrick Watson, Lhasa

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