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SALON DU DISQUE ET DES ARTS UNDERGROUND DE MONTRÉAL

Trying Got Us Nowhere

ELIKA

Fiercely Indie

dimanche 14 décembre 2008, par Nicolas Pelletier

(2/5) Le titre, déjà, donne le ton. « Essayer ne nous a mené nulle part ». Ouch. Cet album de musique vaporeuse, à la Slowedive, est d’une tristesse infinie. La chanteuse Evagelina Maravelias se sert de claviers qui sonnent très 80s, à la Cocteau Twins, pour emballer ses histoires d’amours et rêves brisés. Son complice Brian Wenckebach s’occupe de la (rare) guitare, et surtout de la programmation.

Le premier titre est un peu plus dynamique et très sauce 80s (The Whip), mais très vite, on sombre dans de douloureuses complaintes (Eliana ou encore They’ll Hate Us), plutôt planantes musicalement parlant, mais définitivement tristes. La voix de Mlle Maravelias n’est particulièrement intéressante, un peu matte. À certains moments, comme sur Nowhere, on pense également aux chansons douces et méconnues d’Ariane Moffat, lorsque celle-ci se la joue plus électro.

Vu la rythmique aérienne (ou l’absence de rythmique, pourrions-nous dire), les chansons paraissent plus longues qu’elles ne le sont réellement. Et une fois, on plane vraiment. To the End est le genre de morceau dont Lisa Gerrard aurait été fière : une ambiance autant propice au massage relaxant, qu’au slow intime. La guitare électrique, qui n’arrive qu’après 3 minutes et demie de parcimonieuses percussions et de doux claviers, clôt cette belle envolée d’une déchirante façon. Magnifique. Le clou de cet album.

Ce premier album est plutôt court, pas extrêmement palpitant, mais reste un honnête début de carrière pour le duo Elika.

- Desc. : Dream pop shoegaze
- R.S.V.A. : Mazzy Star, Cocteau Twins, Slowdive

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