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SALON DU DISQUE ET DES ARTS UNDERGROUND DE MONTRÉAL

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Love Gets Lovelier Every Day

E.D. SEDGWICK

Dischord

samedi 19 novembre 2011, par Olivier Boivin

(2.5/5) Je ne sais pas ce que ça prend exactement pour commencer à décortiquer un album comme celui-ci. Pourquoi ? Il est si léger/festif/décontracté qu’il vaut mieux accepter le petit trip que s’est permis la formation sans devoir l’analyser dans les détails. Ce projet est clairement influencé d’un liquide populaire dans les bars : la fameuse bière, celle qui donne des maux de tête, des ballonnements et… des situations regrettables ? Dois-je faire un dessin ? Sortez les cuillères, au diable la réputation, le ridicule ne tue pas et « those who run seem to have all the fun ». Voici la formation E.D. Sedgwick et leur deuxième LP intitulé Love Gets Lovelier Every Day, sur étiquette Dischord.

Réveillons-nous (sans l’aide de témoins), 2011 ne pourrait être plus entamé que ça, même que pour certaines personnes, l’année est presque terminée et donc il serait temps d’en profiter pour s’éclater avant la fin du monde de 2012, ne pensez-vous pas ? La nouvelle vague que crée le groupe, qui se placerait plutôt dans le rang post-punk avec comme modèle Fugazi, des lignes de basses gonflables, des guitares dissonantes, un esprit à la go-go, reste aussi rafraîchissante que des rythmes à la LCD Soundsystem (Watch the tapes). Une bande de 4 musiciens flexibles et expressifs (On se positionne entre des chants, des appels de rassemblement des troupes et des cris libérateurs).

Lorsque vous décidez d’acheter une copie de l’unique 7 pouces à partir d’un magasin de disque indépendant local, vous obtenez un coupon qui vous permet de télécharger l’album en entier pour le prix du « single ». Vous pouvez avoir ce même privilège en commandant sur le site officiel de Dischord Records. La seule pièce pourtant qui m’a plu réellement sur Love Gets Lovelier Every Day est « Everybody Wants Some », une réussite totale au point de vue du rythme et de l’effet punché qu’elle apporte.

En somme, ce disque aurait bien pu être archivé dans la discographie de la bibliothèque de l’université dans laquelle les membres du groupe semblent s’investir. À la place, il est intéressant de voir qu’il a été endisqué, mais il touchera probablement ceux qui ont eu un contact direct avec la bande ou qui proviennent de leur région, c’est-à-dire Washington D.C.

- Desc. : Post-punk disco groovy sale
- R.S.V.A. : LCD Soundsystem, The Rapture, Gang of Four

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