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Monogamies - Comment une chanteuse country a fucké ma vie sexuelle

Total Dust

DUSTED

Hand Drawn Dracula

vendredi 23 août 2013, par Nicolas Pelletier

(4/5) Dusted, c’est le nouveau projet du brillant Néo-Écossais de 36 ans Brain Borcherdt, qu’on a entendu en solo depuis 1994, mais aussi en groupe au sein de Holy Fuck et Burnt Black. Un auteur inspiré et un musicien investi. Un gars que je classe aux côtés de Justin Vernon (Bon Iver) et Neil Young – rien de moins ! Borcherdt est ici accompagné de Leon Taheny, un batteur et réalisateur qui a collaboré avec Austra, Owen Pallett et Bruce of Peninsula, pour ne nommer que ceux-là.

Le duo Dusted prend un peu de ce qu’il y a de mieux dans ce passé marqué par le grunge (All Come Down rappelle les pièces douces, mais tendues de Nirvana ou Bush X) tout en pigeant dans le présent. La façon de chanter de Borcherdt sur une chanson comme (Into the) Atmosphere est beaucoup plus dans la tendance Malajube, Danielson et même presque folk émo à la Iron & Wine ou Bon Iver (sur la très belle Pale Light, par exemple). On a ici de la bonne indie folk, mais qui s’appuie sur une guitare électrique bien distortionnée (Cut Them Free) qui ne vole jamais la vedette au chant. Dusted réussit à créer des ambiances uniques, et envoutantes par moments. On se surprend à planer fort avec eux dans leur trip, comme ça nous arrive aussi avec Black Heart Procession. Le violon sur Low Humming en est un bel exemple. Lorsqu’ils rockent un peu plus, comme sur Property Lines, c’est toujours en gardant le contrôle des sons, bien qu’ajoutant une dynamique irrésistible.

Les pièces sont courtes, mais efficaces. Dusted ne perd pas de temps à tourner autour du pot. Pourtant, lorsqu’on écoute des morceaux de 2:30, on a l’impression qu’elles durent le double, comme les gars ne précipitent pas les choses. Il n’y a rien d’inutile sur cet album, rien de mauvais non plus. On ne révolutionne rien, mais on tape dans le mille en matière d’authenticité et de bon goût artistique.

Dusted était l’un des rares groupes réellement « indie » à jouer à l’édition 2013 du festival montréalais Osheaga et ils ont vraiment donné l’un des meilleurs concerts du weekend.

- Desc. : Folk électrique hanté
- R.S.V.A. : Songs : Ohia, Bright Eyes, Bon Iver

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