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SALON DU DISQUE ET DES ARTS UNDERGROUND DE MONTRÉAL

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Only in dreams

DUM DUM GIRLS

Sub Pop

vendredi 27 janvier 2012, par François Crevier

(4/5) Depuis leurs Débuts étincelants en 2010, chaque nouvel album des Dum Dum Girls est toujours un événement excitant pour le mélomane que je suis. Est-ce parce que les Dum Dum Girls sont jolies et mystérieuses ? Sans doute. Est-ce parce qu’elles font de la putain de bonne musique ? Surtout !

Si on recule un peu dans les archives d’Emoragei on verra que « I Will Be » avait été très apprécié par notre chroniqueur émérite Monsieur Rioux : ici. Aussi, en 2011, Dee Dee et sa bande d’amazones nous avaient passablement aguichés avec un mini album trop court intitulé « He Gets Me High ». Qu’on se rappelle : ici.

Les voici de retour avec « Only In Dreams », un album dans l’ensemble vigoureux mais qui n’est pas sans traîner dans son sillage un gros cafard. Il y a une raison très évidente pour cela : la chanteuse du groupe a perdu sa mère durant la dernière année, celle-là même qui apparaissait sur la pochette du premier album. Voilà qui teinte le tout d’une constante noirceur lumineuse, un paradoxe qui nourrit l’album et crée une atmosphère vraiment intéressante. On y découvre ainsi plus de perspectives, de maturité et de profondeur que ce que l’on attendait. En fait, Dee Dee prouve avec force que le deuil peut être un moteur de création fabuleux.

Vous l’aurez compris, on ne trouvera donc pas de tube à la « Jail La La » sur cette galette. Que du bon rock tristounet qui rappelle très souvent Mazzy Star ou Cat Power. C’est particulièrement le cas sur « Coming Down » où la tristesse, jusque-là contenue, atteint son zénith, puis vogue en une majestueuse perdition pendant 6 minutes 30. Heureusement, le reste de l’album est beaucoup plus rythmé, ce qui a l’avantage de vous empêcher de sombrer dans un état dépressif trop profond. Par exemple, la splendide poésie hallucinée qui se déploie sur « Bedroom Eyes » vous fera osciller entre la joie et les larmes de façon tout à fait inexplicable. Non, cet album n’est pas parfait, mais il est vrai. Et c’est déjà beaucoup !

- Desc. : Rock indie-gaze garage
- R.S.V.A. : Vivian Girls, Jale, The Ravoenettes

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