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SALON DU DISQUE ET DES ARTS UNDERGROUND DE MONTRÉAL

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DRUMS, THE

Moshi Moshi

mercredi 3 novembre 2010, par Éric Dumais

(3.5/5) Les New-Yorkais The Drums viennent de faire paraître leur plus récente galette, un opus éponyme, duquel se dégagent une pop puérile enlevante et une atmosphère épurée arrosée à la réverbération, qui manque parfois un peu de mordant. Mais le quatuor, dont la notoriété n’a fait que décupler depuis quelque temps, est bien à l’aise avec cette rapide ascension et avec ce style qu’ils empruntent aux plus grands, notamment The Smiths, Depeche Mode, Duran Duran et The Orchids.

C’est décidément leur passion commune pour le groupe britannique The Smiths qui les a réunis à l’adolescence en tant qu’amis, mais aussi en tant que musicien en devenir. Car jusqu’à tout récemment, les membres de The Drums ne savaient pas jouer d’un seul instrument à cordes ! Certes, ils avaient un peu d’expérience avec les claviers, mais avec les guitares électriques, nenni ! C’est probablement la raison pour laquelle on perçoit, à l’écoute de l’opus, ce manque d’assurance, ce vide général, dont l’orchestration en est la principale cause. Mais il ne faut pas s’attarder sur ce détail, car les membres du quatuor américain réussissent, un peu comme Alexander Ortiz de la formation montréalaise We Are Wolves, lequel est bassiste de formation, et maintenant guitariste sur Invisible Violence, à bien maîtriser les subtilités des instruments à cordes.

The Drums est un album rafraîchissant, simpliste et bien rythmé. Leur pop mélodieuse relève de la simplicité, certes, mais la musique est une activité auditive et tant que c’est entraînant, n’est-ce pas là le plus important ? Bon, maintenant que la morale du jour est jetée sur papier, attardons-nous un peu sur le style musical du quatuor brooklynois. La voix du chanteur Jonathan Pierce est assez dynamique, quoique par endroits assez molle, mais elle réussit néanmoins à faire perdurer une énergie franchement intéressante. Vu l’aspect plus orchestral de l’opus The Drums, les instruments à cordes sont mis en avant-plan, alors qu’un peu plus de claviers auraient pu permettre une meilleure dynamique avec l’ensemble et un arrière-plan un peu mieux enrobé, plus en chair. Sinon, la réverbération, qui est l’effet vocal le plus utilisé par ces jeunes musiciens, donne beaucoup de style et de consistance à leur musique.

La recette de The Drums est fort simple. Ajoutez une tasse complète de The Smiths, en ajoutant une bonne cuillérée de The Wake afin de rendre le mélange bien consistant. Si vous trouvez que le goût manque un peu de fantaisie, vous pouvez ajouter, à votre guise, une pincée de The Durutti Column et The Stockholm Monsters, histoire de rendre le tout parfaitement homogène et délicieux.

- Desc. : Pop new wave minimaliste
- R.S.V.A. : The Smiths, Depeche Mode (des débuts), Duran Duran

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