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Monogamies - Comment une chanteuse country a fucké ma vie sexuelle

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Be The Void

DR. DOG

Anti

jeudi 14 juin 2012, par Nicolas Pelletier

(4/5) Dynamique album d’indie rock qui pourrait aussi bien être le prochain buzz à la Vampire Weekend, étant donné les mélodies efficaces que ce quintet de West Grove (Pensylvannie) arrive à nous transmettre sur ce 7e album, paru sur étiquette Anti-.

Dès le départ, Lonesome est un hymne quelque peu hillbilly avec guitares sèches, banjo et un peu de disto, mais surtout des chœurs qui reprennent la voix nasillarde du chanteur. Pardonnez-moi de n’avoir pu distinguer Toby Leaman (aussi bassiste) de Scott McMicken (lead guitar) qui s’échangent le micro. L’intérêt croît de façon significative au 2e titre, The Old Black Hole. On est charmés par l’enthousiasme, par les multiples airs mélodiques qui se succèdent, par le rythme qui s’emballe… On se surprend à taper du pied, à porter attention aux textes, bref, on est accrochés à Dr Dog alors qu’on n’a pas atteint la 6e minute de cet opus. Les pièces sont courtes, allumées, excitantes : These Days contient la même énergie qu’on aime chez Vampire Weekend ou Clap Your Hands Say Yeah, d’où l’impression de buzz évoquée plus haut. Dr Dog se la joue plus mystérieux, plus garage lo-fi avec How Long Must I Wait ?, un peu mal enregistrée, mais définitivement intéressante avec ses mélodies riches en premier plan, comme ses arrangements plus subtils : piano au second plan et motifs à la guitare électrique judicieusement placés ici et là. On se demande si les gars de Dr Dog évoquent une éventuelle apparition de Dieu dans ce titre, même si le ton n’est pas trop pastoral. Sur Get Away, les mélodies sont encore plus accessibles : ça sent même l’hymne « peace », avec une touche de Beach Boys. On y entend une filiation avec des formations comme Akron/Family et Born Ruffians. Plus loin, sur Vampire, l’un des deux chanteurs force sa voix au point de ressembler à celle de John Lennon à l’époque du « Lost Weekend » , puis Heavy Light et Big Girl ont un petit côté Black Keys, en moins punché, en plus underground, mais avec le même côté rock sudiste efficace. Ce n’est pas compliqué, il n’y a pas de mauvaise chanson tout au long des 48 minutes que dure « Be the Void ».

Leaman et McMicken jouent ensemble depuis plusieurs années, d’abord sous le nom Racoons. Ce n’est qu’avec l’arrivée du claviériste Zach Miller, du batteur Ted Mark et du guitariste Doug O’Donnell que Dr Dog prend forme, au début des années 2000. Après des années plus expérimentales, ils commencent à se faire remarquer en 2005 grâce à leur album « Easy Beat ». Devenus très habiles par leurs nombreuses expériences créatives en studio, ils peaufinent leur son depuis quelques années, rendant leur musique plus accessible, sans pour autant verser dans le commercial.

- Desc. : Folk rock
- R.S.V.A. : Akron/Family, Pavement, Born Ruffians

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