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SALON DU DISQUE ET DES ARTS UNDERGROUND DE MONTRÉAL

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& Wild Divine

DIANE, ALELA

Rouge Trade

mercredi 20 avril 2011, par Nicolas Pelletier

(3/5) Troisième album pour cette Californienne de Nevada City, qui a connu un très beau succès avec son dernier album, qui a particulièrement bien été reçu en Europe. Elle a pu mener une intense tournée de trois mois lui faisant visiter le Royaume-Uni, l’Irlande, la France, la Suisse, les Pays-Bas et la Belgique en 2008. Ici, dans nos pages en 2009, nous avions souligné la qualité des compositions d’Alela Diane, assez accrocheuses et touchantes dans leur simplicité. http://www.emorageimagazine.com/old... .

Cette fois, Alela revient avec plus de confiance et ça paraît surtout dans son look, plus sophistiqué. Elle est très élégante sur la pochette, rouge à lèvres et allure très « class », délaissant l’allure plus « grano » qu’elle affichait jusqu’à récemment. Ayant débuté sur scène à l’âge de 20 ans, la demoiselle commence à avoir une belle feuille de route, ayant tourné avec les Decemberists, Iron & Wine, Akron/Family et Tom Brosseau durant les dernières années.

Ce nouvel album est très agréable. Dans une facture un peu plus étoffée que le très dépouillé « To be Still », l’auteure-compositrice-interprète de 28 ans demeure dans un style folk assez conservateur dans lequel les guitares sèches et la batterie modeste sont les éléments dominants, mettant en valeur les paroles et la voix claire de la chanteuse. Entourée du Wild Divine, des musiciens discrets mais efficaces, elle y produit dix chansons très respectables, sans qu’aucune ne soit extraordinaire. Certes, sa voix mate et son accent unique sont des éléments accrocheurs en soi, mais l’auditeur qui cherche la chanson qu’il réécoutera en boucle ad nauseum sera déçu. Sur son premier album, quelques titres dont Every Path, avaient cette immense qualité. Ici, seulement The Wind, la plus épurée du lot, se démarque vraiment des neuf autres. Les autres sont simplement de bonnes chansons folk, dans la veine de Buffy Ste-Marie, Katie Moore, Kate & Anna McGarrigle et Neil Young. La toute dernière, Rising Greatness, comporte les éléments nécessaires à y voir un hymne qu’une foule pourrait porter.

Souad Massi, cette jeune Algérienne vivant en France, a connu le même phénomène. Malgré un beau succès dans l’Hexagone, ses albums ne semblent jamais aussi bons que le premier (à mon humble avis). Peut-être que l’effet de surprise et le degré d’attentes généré par un départ canon y est pour quelque chose, aussi. Chose certaine, Alela Diana (tout comme Massi !) a tout ce qu’il faut pour mener une carrière intéressante : talent, charisme, beauté et une voix bien à elle. Une artiste à suivre pour peu que vous aimiez le folk.

- Desc. : Folk
- R.S.V.A. : Katie Moore, Sybille Baier, Neil Young

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