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Les Criquets Crinqués (CISM 89,3 FM)

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Subiza

DELOREAN

True Panther

mardi 29 juin 2010, par Éric Dumais

(2.5/5) Delorean, un quatuor originaire de Barcelone, vient de paraître le 30 mars dernier son plus récent opus, Subiza. Situées à la limite du house, du techno 90’s, de la dance-pop et de la pop indépendante, ces 9 nouvelles compositions à saveur estivale sauront accompagner à coup sûr nos plus belles journées d’été.

À l’écoute, Subiza est un album totalement unique, qui comporte son lot de mélodies joyeuses et festives, et qui rappelle à certains moments les envolées électro-kitsch du texan Neon Indian. Cependant, le style est tout à fait différent, et ce serait une erreur de les confondre tous les deux. Les membres de la formation Delorean ont travaillé avec acharnement à la réalisation de cet album et il faut avouer que l’intensité du travail transparaît à l’écoute de plusieurs pièces. D’ailleurs, le style musical fait penser à ce que les Espagnols appellent en Europe le « balearic house », qui est l’appellation pour désigner une musique de danse née au tournant des années 80. C’est seulement vers le milieu des années 90 que ce genre musical est devenu une expression à part entière, qui sert à qualifier une musique électronique populaire auprès des boîtes de nuit européennes, et aussi celle des raves qui ont lieu sur les plages aux Baléares, sur l’île d’Ibiza.

À proprement parler, Subiza est un album pop moderne qui offre de multiples variations. Real Love présente avec perfection l’alliance entre une musique électronique groovy et des voix parfois réelles, parfois enregistrées, mais ô combien planantes. L’air est aussi frais qu’une brise printanière, mais a parfois tendance à se perdre dans un vent qui souffle en bourrasques. En général, l’album est rafraîchissant, mais il manque de vigueur, et l’on a souvent tendance à s’ennuyer à la longue. Heureusement, l’opus contient des pièces rythmées et un peu plus énergiques telles qu’Infinite Desert ou Grow, sauf que la voix flottante du chanteur et bassiste Ekhi Lopetegi, malgré la douceur des mélodies, finit par nous perdre dans un tourbillon de redondance et d’ennui profond.

En outre, Delorean offre un album bien ficelé, qui s’avère une belle découverte musicale en soi, mais qui ne s’écoute malheureusement qu’à petites doses.

- Desc. : Électro-dance pop
- R.S.V.A. : Neon Indian, New Order, Hot Chip

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