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Monogamies - Comment une chanteuse country a fucké ma vie sexuelle

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Breakup Song

DEERHOOF

Polyvinyl

mercredi 9 octobre 2013, par Nicolas Pelletier

(4/5) “Breakup Song” est un album intense qui allie une musique frisant l’industriel à une voix féminine assez mignonne, parlant d’un sujet douloureux : la séparation. Le tout est assez explosif.

Deerhoof comporte heureusement des musiciens haut de gamme. Pour arriver à maintenir des rythmiques aussi complexes (Breakup Songs) en tenant des grooves accrocheurs (There’s That Grin), ça prend des virtuoses qui savent où ils s’en vont. Des multitudes de changements sont parsemés dans ces morceaux inimitables, dans lesquels les guitares stridentes et les objets concrets se marient dans une cacophonie bien ordonnée. La pièce Bad Kids To The Front est un joyeux exemple de ce que Deerhoof arrivent à faire avec des séquences de bruits métalliques, des orgues qui propulsent des amas de notes, une batterie en feu et le chant du coucou d’une horloge (qui disparait assez vite sous les bruits). Oui, ça prend une oreille avertie pour suivre la parade, mais les curieux vont vraiment tripper !

Chaque morceau de « Breakup Song », le 15e album du quartet californien a son centre d’intérêt. Quelques unes sont moins réussies (Zero Seconds Pause a la mélodie pauvre), mais de façon générale, on a ici de l’excellent matériel. Clairement, cette musique n’est pas faite pour tout le monde. Je la comparerais avec du rafting. Si vous aimez ça quand ça brasse de façon inattendue et que vous ne craignez pas vous mouiller un peu, Deerhoof est pour vous.

Rob Fisk (bassiste) et Greg Saunier (batteur) ont lancé Deerhoof en 1993, à San Francisco, sous forme de duo. Ils sont signés rapidement sur l’étiquette Kill Rock Stars et lancent un EP de noise rock, sur cassette avec un budget quasi nul. En 1996, ils font la connaissance de Satomi Matsuzaki, une Japonaise qui débarque en Californie, venue étudier le cinéma. Ils aiment sa voix étrange, presque drôle, et l’engagent. La réaction du public est désastreuse. Fisk quitte le bateau. Redevenu duo, Deerhoof fait la première partie de Lightning Bolt et Sonic Youth.

Les albums se suivent et deux guitaristes se joignent au groupe (John Dietrich et Chris Cohen), élargissant le son de la formation. Saunier termine alors une maîtrise en composition musicale. La réponse est pas mal meilleure : en 2003, le groupe joue avec Wilco, The Roots, The Yeah Yeah Yeahs, Stephen Malkmus… puis en 2005 avec Flaming Lips et Radiohead. Sufjan Stevens élit leur album “The Runners Four” au titre du meilleur de la décennie, dans le magazine Uncut. En 2008, l’ex-Colossamite (ancien groupe de Dietrich) Ed Rodriguez remplace à la guitare Cohen, parti en 2006.

- Desc. : indie math rock
- R.S.V.A. : Blonde Redhead, Xiu Xiu, Man Man

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