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Les Criquets Crinqués (CISM 89,3 FM)

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The King is Dead

DECEMBERISTS, THE

EMI/Capitol

lundi 14 mars 2011, par Nicolas Pelletier

(3.5/5) Cet album de Colin Meloy et de son groupe les Decemberists sera celui du succès de masse et de la fin de leur période « indie ». Se plantant au premier rang du Billboard Hot 200 dès sa sortie, ce nouvel album a été bien reçu ! Rappelons les faits. Après quelques albums passés inaperçus, la formation du Wisconsin frappe fort en 2009 avec un album concept noir et intense, « The Hazards of Love ». Le sujet traité est lugubre, se déroulant au XVIe siècle, dans une Angleterre peuplée de jeunes filles séduites par d’ignobles mais irrésistibles aristocrates… Leur musique est aussi intense que le contexte, vire parfois pratiquement au métal. S’ensuit une importante tournée marquée par un arrêt à Osheaga l’été dernier, à Montréal.

Remarqués pour leur fougue et pour la verve de leur leader à lunettes Colin Meloy, les Decemberists flirtent avec la foule indie comme avec la masse plus importante des anglos, qui apprécient les chansons folk à textes dans la lignée des troubadours que l’on connait (Dylan, Gutherie, etc.). Arrive donc ce 6e album en carrière, « The King is Dead », avec sa facture définitivement enlignée vers le folk intelligent, tel que porté par Neil Young. Ça donne la belle Rise to me avec guitare slide, harmonica et magnifique chœurs par Sara Watkins, qui s’était illustrée sur l’album précédent avec l’intense Won’t Want for Love (Margaret in the Taiga). Les premiers morceaux de l’album sont de rythme plus rapide, dans la lignée de quelques Canadian bands (Rox in the box) effleurant les traditions irlandaises avec violons, mandoline et refrains accessibles.

Bref, « The King is Dead » est un très solide album, dont la facture est définitivement plus ensoleillée que leur opus précédent. Il comporte de très belles chansons folk (January Hymn) qui réussissent à transmettre une ambiance et que l’on visualise tel un court métrage. Plusieurs des mélodies de Meloy sont accrocheuses dès la première écoute, et on ne peut que saluer la grande qualité de leur opus tout au long de ces 10 chansons. Par contre, ne vous attendez pas à un rock sombre et hanté comme sur leur excellent album Hazards of love.

- Desc : Folk indie prog-rock
- R.S.V.A. : Neutral Milk Hotel, Frank Black, Shearwater

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