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Les Criquets Crinqués (CISM 89,3 FM)

Spiritual • Mental • Physical

DEATH

Drag City

jeudi 3 février 2011, par Éric Dumais

(2.5/5) La biographie de la formation Death, basée à Detroit dans le Michigan, se lit presque aussi bien qu’un scénario de film, tellement les évènements et les rebondissements dans la carrière du trio américain s’enchaînent avec logique et précision. Spécifions avant tout que l’album Spiritual • Mental • Physical est une réédition de leurs premiers démos qu’ils ont enregistrés entre les années 1974 à 1976. Et c’est ce qui explique, en somme, la piètre qualité de l’enregistrement, qui s’avère néanmoins une belle sonorité rock garage lo-fi fort appréciable.

Death est un groupe formé par trois frères, David, Dannis et Bobby Hackney, qui ont été musiciens au cours des années 1970 à 1976 inclusivement. À l’époque, ils ont décidé de s’appeler Death, ce qui n’a pas fait l’unanimité auprès des étiquettes de disques américaines. Le trio a tout de même réalisé un premier album au légendaire United Sounds Recording Studio, et a été ensuite envoyé en tournée à travers le monde, grâce au soutien et à l’appui d’un producteur Motown fort reconnu à Detroit. Malgré leur talent, le nom de la formation continue toujours à déplaire, et c’est la raison pour laquelle ils changent pour 4TH Movement, pour ensuite déménager en Nouvelle-Angleterre. Suite à ces nombreux changements dans leur vie personnelle et professionnelle, ils ont trouvé la motivation de faire paraître deux albums rock-gospel vers la fin des années 70. L’histoire continue, et si vous avez envie d’en connaître la suite, visitez leur page MySpace au http://www.myspace.com/deathprotopunk.

Dans l’ensemble, l’album Spiritual • Mental • Physical s’avère un tour d’horizon juste et précis de la courte carrière du trio Death. L’avantage, c’est qu’il renferme les principaux succès de la formation, mais mieux encore : le son sauvage, voire archaïque des trois frères, capturé tel quel. Au départ, avec la pièce Views, c’est le scepticisme qui s’empare de notre être. On n’est pas certain d’apprécier cette orchestration minimaliste, presque dénudée, et surtout cette voix criarde, qui rappelle un peu les débuts catastrophiques (ou cacophoniques) du groupe punk NOFX. Plus les chansons progressent, et moins le style rock garage lo-fi dérange (ou tape sur les nerfs). On s’habitue tranquillement à cet état d’urgence, à cette hystérie si bien canalisée. En outre, il n’y a pas de chanson meilleure que les autres, mais à première vue le côté plus rock leur va à merveille. À l’inverse, les mélodies plus modérées tardent à captiver notre intérêt.

- Desc. : Rock/punk garage lo-fi
- R.S.V.A. : MC5, The Stooges, The Monks

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