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Les Criquets Crinqués (CISM 89,3 FM)

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Missiles

DEARS, THE

Maple/Universal

jeudi 12 mars 2009, par Nicolas Pelletier

(2.5/5) Les Montréalais des Dears nous amènent sur un terrain doux amer avec « Missiles », leur 4e album studio. La belle voix grave et calme de Murray Lightburn est le fil conducteur de cet album : la musique varie beaucoup d’une chanson à l’autre, mais le chant ramène un certain calme et de fortes mélodies.

Dream Job, le second morceau, est planant à la Tindersticks, alors que le tout premier, Disclaimer, reste calme, sur une musique qui rappelle le U2 du début des années 90. La 3e, Money Babies, est plus rock, comme les récentes chansons de Bowie, mais pourtant, encore une fois, la voix de Lightburn calme le jeu. Celui-ci n’a certes pas la virtuosité du Thin White Duke, mais plusieurs moments de « Missiles » rappellent les derniers albums de Bowie, manquant peut-être un iota d’énergie ou de passion qui ferait décoller le tout un peu plus.

On peut trouver des liens de parenté avec plusieurs groupes actuels qui utilisent des ambiances un peu sombres, comme Devastations (la longue Saviour en finale), Tindersticks ou The National. D’une façon générale, The Dears font une musique plutôt douce, où la voix prend une place importante, parfois au détriment de l’ambiance générale : sur Berlin Heart, les guitares à effets se retrouvent très loin dans le mix, alors qu’elles pourraient amener d’intéressantes couleurs à la Daniel Lanois. Même constat sur Lights Off, à la différence que le chant et la mélodie sont mieux réussis. L’une des deux filles du groupe (Valérie Jodoin-Keaton ou Natalia Yanchak) fait de l’excellent travail vocal sur la première moitié de Crisis 1&2.

Avec « Missiles », The Dears s’éloignent sans doute des comparaisons avec Blur et The Smiths faites il y a quelques années. Morrissey lui-même avait demandé à Lightburn d’assurer sa première partie lors de sa tournée américaine de 2005, ce qui les avait propulsés de façon importante à l’avant-plan. De la formation originale, il ne reste aujourd’hui que Lightburn et le bassiste Martin Pelland - celui-même qui avait produit le tout premier album de Malajube.

- Desc. : Pop romantique
- R.S.V.A. : Tindersticks, The Smiths, Serge Gainsbourg

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