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Les Criquets Crinqués (CISM 89,3 FM)

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Sea Of Cowards

DEAD WEATHER, THE

Third Man/Warner

lundi 24 mai 2010, par Éric Dumais

(5/5) À peine dix mois après la parution de l’excellent Horehound, le quatuor américain The Dead Weather est déjà de retour avec un deuxième opus qu’il a baptisé affectueusement Sea Of Cowards. Ce deuxième chapitre de l’énergique et populaire duo White-Mosshart nous plonge la tête la première dans un univers abyssal et abrasif, qui s’avère encore plus trash qu’auparavant.

Pour ceux qui croient que ce nouvel effort est une suite logique à Horehound, comme j’ai cru le remarquer chez certains médias, force est de croire qu’ils ne l’ont pas assez écouté. La formule a certes été reprise, puisqu’elle sied si bien au style du quatuor - vous ne trouvez pas ? -, mais en combien plus trash, plus sombre, plus blues et plus agressive ? Ce que je trouve étonnant, c’est que les membres de la formation de Los Angeles ont été capables, malgré l’attente et la pression du public, de réaliser un album encore meilleur que le premier, avec une formule repensée, et même améliorée. Jack White (The White Stripes, The Raconteurs), Alison Mosshart (The Kills), Dean Fertita (Queen Of The Stone Age) et Jack Lawrence (The Raconteurs) ont accompli un travail exemplaire et c’est pourquoi je m’empresse de lui rendre justice. À première vue, Sea Of Cowards semble être une riposte à la critique qui l’avait jugé un peu trop aréna rock à son goût. Et que dire de l’influence « Led Zeppelin » dont on les avait tant affublés ! Les choses ont néanmoins bien tournées, car c’est justement le genre d’album que nous attendions avec impatience. Et que dire du son brutal et libertaire, du blues plus agressif que jamais, et de la décharge hard-rock qui nous électrocute les oreilles pendant que nous pensons à Treat Me Like Your Mother et Hang You From The Heavens, les succès de Horehound ? Que c’est étonnamment bon et énergisant ! Du début à la toute fin, les membres du quatuor se déchaînent à en perdre la tête sur des mélodies brutales qui nous rappellent à certains moments les premier albums des White Stripes, sans oublier les Kills, dans les intonations cinglantes qu’Alison nous crache au visage, et QOTSA, dans les riffs complexes et complètement tordus qui fourmillent en grand nombre sur l’opus. The Difference Between Us marque un passage obligé vers un son un peu plus métallique, plus déformé, presque électro à la limite, alors que la pièce I’m Mad, cette apothéose de la révolte et du défoulement, nous montre à quel point The Dead Weather est prêt à tout. Évidemment, Die By The Drop, dont le vidéo-clip est déjà disponible sur YouTube, s’avère une des meilleures compositions de l’album, suivie de près par la très blues-rock Gasoline et Looking At The Invisible Man, qui, de par sa complexité et ses arrangements sonores, rappellent certaines textures propres à Rage Against The Machine.

Décidément, je vous recommande l’écoute de cet album sans plus tarder. C’est pour l’instant le meilleur opus que j’ai eu l’honneur d’écouter en 2010 ! Satisfaction garantie !

- Desc. : Blues-rock alternatif
- R.S.V.A. : The Kills, The White Stripes, Jon Spencer Blues Explosion

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