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SALON DU DISQUE ET DES ARTS UNDERGROUND DE MONTRÉAL

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Le roi est mort, vive le roi !

Up the Empire

jeudi 3 mars 2005, par Pascal Asselin

Peut-être quelques uns d’entre vous ont déjà entendu Kilowatthours, un groupe originaire du Kentucky qui a quelques parutions sur Temporary Residence. Il y a peu de temps, j’ai su que certains membres ont formé un autre groupe, qui s’appelle Up the Empire, et ces derniers s’amènent à Montréal pour Under the Snow. J’ai donc pu mettre les pendules à l’heure avec Ben, du groupe.

La question que je me pose le plus et que d’autres personnes se demandent sans doute est de savoir qu’est-ce qui se passe avec Kilowatthours. Est-ce que les mêmes gens font maintenant deux groupes ou est-ce un tout nouveau projet ?

Les mêmes gens, un nouveau nom, un nouveau son. Un peu comme les Beatles et Elvis. Il n’y a que Up the Empire maintenant.

Le premier album de Kilowatthours était assez emo-rock pour ensuite devenir de plus en plus calme sur les parutions suivantes. J’ai par la suite entendu votre travail pour la série Travel in Constants de Temporary Residence. C’est complètement autre chose, très ambiant avec des pianos. Était-ce pour l’exploration ?

Ce disque-là était définitivement expérimental. C’est de l’improvisation qui provient d’un concert. C’était à une époque où nous n’étions que deux dans le groupe. Kilowatthours changeait constamment de personnel et je crois que c’est pour cela qu’il y a des différences. Le personnel a changé à chaque parution et à chaque tournée. On cherchait continuellement le bon groupe de personnes et maintenant nous l’avons. Une fois cela réglé, nous pensions que le temps était venu de recommencer à zéro, sans passé, pour que tout le monde soit sur un pied d’égalité et y mette son grain de sel. Alors voilà Up the Empire qui s’avère être le changement final vers un son nouveau et bruyant !

Le son de Up the Empire me semble beaucoup plus rock. Est-ce que c’est toujours comme ca ?

Comme une tornade !

Que pensez-vous de travailler avec des artistes de d’autres milieux, comme des peintres ou des écrivains. Aimeriez-vous essayer ou peut-être l’avez-vous déjà fait auparavant ?

On aimerait travailler avec un peintre pour notre pochette de disque et avec un écrivain pour nos notes et crédits. Ce serait parfait !

Vous avez fait un CD à l’époque de Kilowatthours avec un groupe qui s’appelle The Rum Diary. J’ai pu constater dans les infos intérieures de la pochette que vous étiez alors cinq personnes dans le groupe, contrairement à trois autrefois. Etes-vous du genre à aimer être nombreux ?

Nous sommes maintenant trois guitaristes ! C’est génial ! Il y a tellement de possibilités comme cela. Mais cela a plus à avoir avec QUI tu joues et non pas COMBIEN de personnes sont impliquées. Nous avons enfin les bonnes personnes actuellement… excepté Brad, il est con parfois. Je veux dire, je crois. Il joue très bien la guitare, mais il m’énerve un peu. The Rum Diary sont incroyables ! Le genre de personnes qu’on ne rencontre pas souvent.

Avez-vous déjà joué à Montréal auparavant ?

La dernière fois que nous sommes allés au Canada on nous a refusé l’entrée car ils ont trouvé des substances illicites dans le camion. Nous sommes aussi allés à Windsor une fois avec un fusil dans le camion sans le savoir ! Pour ce qui est de Montréal, non, nous n’y sommes jamais allés, mais on a très hate !

Comment vous imaginez-vous Montréal et le festival ?

Nous sommes très excités. On a entendu dire que cela ressemblait à Brooklyn. Sérieusement, on a aucune idée de Montréal à part le fait que nous sommes gonflés à bloc à l’idée d’y aller et que l’on va sûrement devoir s’acheter des pneus à clous pour notre camion. Ce sera notre premier concert international. Le festival me semble très excitant et c’est bon d’être exposé à tous ces styles musicaux. C’est fou ce que 380 miles et une frontière peuvent faire !

P.-S.

EN SPECTACLE : Jeudi, 3 mars 2005 Casa Del Popolo

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