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Les Criquets Crinqués (CISM 89,3 FM)

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Trans Canada inc.

CAMAROMANCE

dimanche 20 mars 2005, par Victor Meyer

La voix de Courtney Love remplissant l’Hémisphère Gauche désert, une serveuse plongée dans la lecture des rites sexuels en Nouvelles-Zélande, voilà le décor de cette rencontre avec le jeune duo montréalais qui ouvrira le festival Under the Snow le 3 mars à la Casa Del Popolo. The Camaromance n’a pas encore soufflé sa deuxième bougie, mais affiche déjà une maturité certaine et une liste impressionnante de concerts à son actif. Il faut dire que l’émancipation arrive vite lorsque l’on a pour parents, Gabriel Rousseau et Martine Groulx, deux fins connaisseurs de la musique indépendante canadienne.

Empty picture frames est votre première parution en commun, mais quelle est votre histoire musicale personnelle ?

Gabriel : Je joue également depuis cinq ans dans la formation Mia Verko, nous avons progressivement évolué de l’emo à quelque chose de plus post-rock. Notre prochain album voit le jour avec The Mintaka Conspiracy et une tournée est prévue pour l’été 2005.

Martine : Je possède un studio d’enregistrement (Cartel) dans lequel j’ai enregistré l’album de Mia Verko en mai 2003, c’est comme cela que l’on s’est rencontré.

The Camaromance a commencé dès cette époque ?

Gabriel : Oui, Martine joue et compose elle-même depuis toujours et elle m’a demandé d’arranger deux de ses chansons pendant les temps morts de l’enregistrement. On a continué sur cette lancée et, fin 2003, après seulement deux « shows » acoustiques, on avait assez de matériel pour un album complet ! Venant de l’école du punk-rock je préférais commencer par un EP, mais Martine a fini par me convaincre que l’on était prêt pour l’album.

Au sein du duo comment se répartit l’écriture ?

Martine : Jusqu’à présent, on a surtout réarrangé d’anciennes chansons, c’est encore assez nouveau pour nous d’écrire ensemble. J’accorde beaucoup d’importance à la mélodie de la voix, il arrive qu’au départ les guitares soient parfois assez « basic ».

Gabriel : Comme sur Handicaped cover girl qui sonne assez post rock, mais qui au départ était hyper folk. Je m’appuie en fait beaucoup sur les paroles pour adapter la musique.

Martine : Ça donne un « mix » assez étrange. On aime cet effet contradictoire de la pop joyeuse qui, à l’écoute attentive, se révèle très sombre, un peu comme ce que sait faire Belle and Sebastian, …une bonne dichotomie !

Votre tournée de l’été 2004 vous a permis d’aller jusqu’en Colombie-Britannique. Est-ce vous qui avez tout organisé ?

Martine : J’ai eu beaucoup de contacts grâce à un ami qui possède Rosewater Agency, une compagnie de « booking » de Winnipeg. Le reste, c’est beaucoup de travail et de persévérance. Cela fait dix ans que je suis dans le milieu de l’industrie musicale, en tant que gérante d’artistes, propriétaire de studio et d’étiquette de disques. Cela crée beaucoup de relations. C’est la première fois que je me retrouve du côté artistique, mais je peux mettre toute mon expérience au profit de Camaromance et Gabriel me fait beaucoup confiance.

Gabriel : Je suis né à Ottawa et j’ai vécu en Oregon, en Colombie-Britannique et en Ontario, ce qui me donne une bonne connaissance du pays ! Un de mes buts est de retourner jouer à Nelson, C.-B., où j’ai grandi…on va finalement pouvoir y jouer lors de notre prochaine tournée.

Et l’avenir proche pour The Camaromance ?

Gabriel : Pour l’avenir on parle d’une tournée européenne avec nos amis de The Paperback. Notre album devrait alors y être distribué. Mais notre plus grand rêve depuis le début du groupe, c’est le Japon. On m’a raconté que si tu as 50 personnes par soir, ici en Amérique, tu as facilement 500 personnes là-bas ! Et qu’à la fin de chaque chanson, ils applaudissent pendant trois minutes dans un silence parfait…T’imagines ? !

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