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Les Criquets Crinqués (CISM 89,3 FM)

douce brise

Quinimine

dimanche 23 février 2003

Le quintette Quinimine est présent dans la scène montréalaise depuis 1998, il est cependant resté dans l’ombre pour finalement en sortir cette fois avec le ep "Filaments" qui dans sa simplicité se démarque des sons métal, post-rock ou électroniques de la superbe scène montréalaise. Le groupe a été formé par Gary Jansz, un des hommes qui était derrière le défunt distributeur Cargo Montréal. J’ai discuté avec Gary de ce qu’était exactement Quinimine.

"Au tout début, Quinimine était un projet entre moi et Alice (Clavier), nous avons également eu plusieurs membres qui se sont joints et qui ont disparus au fur des ans" raconte le leader, chanteur et guitariste de la formation. Comme Gary adore la musique country, les débuts du groupe étaient beaucoup plus "roots", un son que Gary n’a pu garder avec les années, car il ne voulait pas jouer uniquement de ce style musical. Peut-être est-ce en vieillissant, mais souvent les gens changent de priorité musicale dans la vingtaine, et le groupe a sûrement ouvert ses horizons également dans cette période. Quand j’ai demandé à Gary d’où venait le nom de groupe Quinimine, un sourire est monté à ses lèvres. "Le nom du groupe était Quinine, un médicament pour traiter la "Malaria", mais en faisant une petite recherche, je me suis aperçu qu’un groupe avait déjà ce nom étrange, un groupe Californien sur étiquette Bong Load. J’ai donc transformé le nom quelque peu pour rester dans les mêmes sonorités phonétiques.". Plusieurs radios et autres médias ont cru et croient toujours que le quintette est un groupe de Chicago pour la simple raison que leur label est Grey Flat de cette grande ville, ce qui n’est pas le cas. Pourquoi avoir signé donc avec un label à l’extérieur de la métropole ? " En signant avec un label américain, je me suis dit que ça serait plus facile de tourner là-bas et également parce que j’aimais bien l’étiquette finalement" raconte Jansz. Il ne faut rien enlever à Grey Flat, un jeune label qui a osé prendre la chance de signer un groupe Canadien très peu connu comme Quinimine, en plus de leur laisser un contrôle artistique.


"JE NE VEUX PAS QUE L’ON SOIT ASSOCIÉ AU MOUVEMENT ALT. COUNTRY"


Quand j’ai demandé à Gary pourquoi débuter avec un ep au lieu d’un album complet, il a répondu ceci : "Je suis très peu productif, j’écris la musique lentement et les paroles encore plus ! Nous revenions d’enregistrer six morceaux et nous avons décidé avec le groupe d’en sélectionner cinq pour en faire un bon mini-album. Maintenant, nous avons assez de pièces pour aller enregistrer un album, mais pas dans ce temps là et nous aimions beaucoup les cinq chansons que nous avions". Le groupe retourne donc en studio à l’Hôtel 2 Tango pour enregistrer leur premier album. Tout en discutant, Gary fait souvent mention de plusieurs autres groupes, parfois pour nous démontrer ses connaissances en country, parfois pour nous faire comprendre qu’il suit également la scène actuelle. Il nous donne des exemples de groupes qu’il aime bien tels que Dirty Three, Tarentel, Sparklehorse et Mogwai autant qu’il aime des vieux trucs comme ceux qu’ont fait Talk Talk. Il m’a également expliqué qu’il préférerait être associé à la scène slow-core plutôt qu’à la scène alt. country. "Au début nous étions définitivement plus country, mais je me suis lassé de ça et j’ai enlevé le banjo de notre musique" raconte en riant Gary.

"Les pochettes de disques pour nous sont aussi importantes que la musique, nous y pensons longtemps et nous y travaillons beaucoup. Ce qui est bien avec Grey Flat s’est qu’ils nous ont laissé choisir et qu’ils ont aimé". Gary raconte également que la photo de la couverture de "Filaments ep" est en fait une photo prise par une de ses amies lors d’un concert de Superchunk il y a quelques années. Gary m’a appris qu’il était anciennement batteur pour la formation Goldfish, lorsque je lui ai demandé si Quinimine était sa première formation. Quinimine est une des très bonnes formations Montréalaises, pour ne pas dire Canadiennes, espérons que nous ne la perdrons pas dans le libre-échange.

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