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SALON DU DISQUE ET DES ARTS UNDERGROUND DE MONTRÉAL

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Au quart de tour

Millimetrik

jeudi 3 mars 2005, par François Legault

Un second album de Millimetrik a vu le jour récemment. Le projet solo de Pascal Asselin qui n’en est pas à ses premiers coups, d’abord batteur des formations Blue Yolk, Kazumi Fx et, plus récemment, Below the Sea, permet à ce dernier de nous présenter une autre facette de lui-même et de sa passion pour la musique. Une main sur le clavier de son portable et l’autre sur une cymbale, il nous fait découvrir une musique sombre et rythmée, reflet de ses états d’âme et influences de l’heure qu’il modifie et renouvelle d’une prestation à l’autre. L’auteur de Deeper Transmissions nous révèle une partie de son mystère.

Quelle est l’origine de Millimetrik ? D’où provient le nom et quel est le résultat escompté du projet ?

Millimetrik a lentement débuté en 2001 grâce à Below the Sea. Je prépare souvent des séquences ambiantes pour le groupe et certaines d’entre elles n’avaient pas été retenues pour diverses raisons et j’avais profondément envie de m’en servir. Le désir aussi depuis longtemps de composer mes propres pièces ambiantes était présent. J’avais eu l’occasion de tenter « live » à Québec à cette époque des trucs qui m’ont donné le goût d’entreprendre la construction d’un album complet. L’origine du nom n’a pas de concept particulier, je cherchais à avoir un pseudonyme qui représenterait l’aspect minimal de mon travail et qui serait bien facile à écrire et prononcer autant en français qu’en anglais. Le but et le résultat, qui je dois dire ne sont pas toujours pareils (rires), sont de créer des ambiances et d’approfondir le style avec l’aide d’électronique et d’acoustique.

Millimetrik est ton projet solo. Au sein de quelles autres formations exerces-tu ton art ?

Je fais aussi partie de Below the Sea (batterie, échantillonnages) qui est mon projet principal depuis cinq ans, Glider (batterie et électroniques) avec Gavin Baker, un anglais vivant à Oslo, et je participe à l’occasion à d’autres projets comme batteur pour des enregistrements, comme Northern Lakes (avec Jon Attwood) et Epic45 par exemple.

Est-ce difficile pour toi qui a l’habitude d’être assis derrière une batterie de composer avec un ordinateur ? Comment procèdes-tu pour déterminer si un rythme sonne mieux joué « live » ou mixé ?

Ce n’est pas du tout difficile car Millimetrik est pour moi la chance de maîtriser autre chose que la batterie et puisque je ne joue pas de guitare, l’ordinateur est un outil précieux de composition. Les possibilités sont infinies et mon expérience de batteur m’aide à comprendre certaines choses. Mes concerts sont du 50% « live », c’est à dire que certaines séquences jouent seules et j’agence en direct les autres sons.

Comme plusieurs artistes œuvrant dans le domaine de l’électronique, tu as donné naissance à ta propre étiquette de disque. D’où t’es venue l’idée et comment envisages-tu ce projet ? Crois-tu un jour publier tes propres albums ?

J’aime beaucoup depuis longtemps les petits « labels » qui sortent des trucs limités et c’est surtout ma rencontre avec Victor Ferreira, un Luxembourgeois qui a son étiquette, Soundz From Nowhere, qui m’a donné envie de me lancer. Mon « label » s’appelle Chat Blanc Records et je m’en sers pour faire paraître des sorties sur CD-R 3" limitées à 100 copies. Tout est fait maison avec l’aide de ma copine qui s’occupe du graphisme. Pour le moment, le but est simplement de sortir de la musique que j’aime provenant de gens que je connais d’un peu partout dans le monde, tout en ayant une approche rappelant les « mail orders » de l’époque plus indie. J’ai des petits rêves de sorties, mais je vais déjà en réaliser un en sortant notre compilation d’hiver avec des pièces de Colophon et Caretaker. Si jamais je n’avais plus d’étiquette, c’est certain que je sortirais mes albums aussi, mais pour le moment, je suis OK de ce côté.

Quand tu n’es pas en train de composer de la musique, que fais-tu ? Y a-t-il une autre forme d’art qui t’intéresse ? Est-ce que la musique suffit pour gagner ta vie ou as-tu un autre emploi ?

Quand je ne joue pas de musique, je travaille pour payer mes factures puisque je suis encore à des années lumières de vivre de mon art. J’aime beaucoup les arts visuels, que ce soit la peinture, les installations ou le cinéma.

Par quels pays et quelles villes es-tu passé lors de ta première tournée ? Prévois-tu une autre tournée prochainement ?

Ma tournée au printemps 2004 m’a permis de visiter Londres, Berlin, Liège, Luxembourg ville et Paris. Je repars en avril pour la France et la Belgique. J’aurai l’occasion de jouer au Rhâââ lovely festival où il y aura entre autres Hood et Matt Elliott, donc je suis hyper excité !

Pour la plupart de tes concerts tu utilises un portable mais il t’arrive parfois d’installer ta batterie tout près pour t’accompagner. Qu’en sera-t-il pour le festival under the snow ? A quoi peut-on s’attendre ?

J’ai utilisé pour la première fois la batterie « live » lors de mes concerts de lancement à Québec et Montréal l’automne dernier. J’ai été plus ou moins satisfait du résultat, mais je vais possiblement le refaire dans le futur. Pour Under the Snow, je serai en mode échantillonneur et portable, avec une cymbale. On peut s’attendre à des versions modifiées de Deeper transmissions et un peu de nouveau matériel que je veux tester « live ».

P.-S.

EN SPECTACLE : Jeudi, 3 mars 2005 Sala Rossa

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