[] [] [] [] [] []

Monogamies - Comment une chanteuse country a fucké ma vie sexuelle

Accueil du site > Entrevues > Mice Parade

Chat et Souris

Mice Parade

vendredi 4 mars 2005, par François Legault

Adam Pierce est d’abord un batteur. Il est important de le préciser car on pourrait penser autre chose en écoutant les disques de Mice Parade. Rares sont les projets solos qui emploient autant de musiciens au travers des années. C’est qu’Adam sait bien s’entourer et compose une musique si complexe qu’il se doit de l’être s’il veut dûment la présenter en concert. Anagramme réfléchie de ses nom et prénom, Mice Parade est la souris partenaire du chat FatCat, étiquette qui doit beaucoup à ce musicien aux multiples talents.

Existe-t-il un instrument dont tu ne peux pas jouer ou que tu n’aimes pas ?

Dont je ne peux jouer ? Plusieurs. Que je n’aime pas ? Question intéressante, mais non… La catégorie la plus large serait celle des instruments dont je ne peux jouer et dont j’aimerais être capable de le faire. Trompette, cornemuses…

Obrigado Saudade est ton premier album à incorporer voix et chants sur autant de pièces. Ton nouveau projet, Igloo, comporte plusieurs pièces chantées aussi. Pourquoi avoir enregistré un album sous un nouveau pseudonyme ? Comment explique-tu les différences entre les deux projets ?

Le matériel d’Igloo a été enregistré en compagnie de mon ex-copine et elle a mis beaucoup du sien dans le projet. Une sorte d’innocence, par exemple, ¬lorsque j’enregistrais une pièce à la guitare, elle faisait rebondir des pièces de monnaie sur le plancher. C’est une chose à laquelle je n’aurais jamais pensé seul. Je bouge trop vite quand j’enregistre probablement, et elle, prend plus son temps.

Tu as joué de la batterie auprès de plusieurs groupes auparavant. Comment fut l’expérience de jouer avec Múm lors de leur dernière tournée ? Etes-vous amis depuis longtemps ? Comment vous êtes-vous rencontrés ?

Múm et moi nous sommes rencontrés il y a de cela plusieurs années alors qu’ils étaient quatre et n’avaient encore fait paraître aucun disque ailleurs qu’en Islande. Ils ont joué en guise d’ouverture pour quelques concerts de Mice Parade lors de notre tournée européenne. Ce sont des gens exceptionnels, de superbes amis. Jouer en tournée avec eux fut incroyable (la tournée s’est terminée au festival japonais Summersonic où nous étions à cinq pieds d’Axl Rose et l’avons vu chanter à partir de la console plus tard), des gens comme eux sont inspirants à un tel point qu’on apprécie même boire un café avec.

Plusieurs invités sont présents sur le dernier album. Grâce à leurs efforts, le son de Mice Parade prend de nouvelles directions. Comment leur présence affecte t-elle ton travail ? Que prévois-tu faire prochainement ?

Ah, je ne planifie jamais rien d’avance. Difficile de répondre à cette question. Je commence à prendre en considération l’idée que je dois jouer les pièces en concert avant de les enregistrer, ce que je n’ai pas l’habitude de faire. Je suis très reconnaissant aux formidables musiciens qui ajoutent du caractère à la musique.

Quelles sont tes influences primaires lorsque tu composes ta musique ? Comment procèdes-tu pour trouver tes idées ? Dois-tu faire le vide dans ton esprit ou te concentrer sur un point en particulier ?

Écrire est souvent une façon pour moi de me vider l’esprit. Ces derniers jours ont été plutôt décharnés et c’est souvent une manière de chasser le stress de ce qui me hante. Par exemple, j’aime parfois écrire pendant que je conduis.

Est-ce que d’autres formes d’art suscitent ton intérêt à part la musique ? Que fais-tu lorsque tu n’es pas Mice Parade ?

Ha ! Ha ! Il s’agit là de deux questions bien différentes. De l’intérêt pour d’autres formes d’art ? Bien sûr, autant que quiconque. Je crois malgré tout que la musique a un impact plus puissant sur la société en général avec le temps. Lorsque je ne suis pas Mice Parade, je m’occupe de mon étiquette Bubble Core ainsi que du bureau américain de FatCat. Je réserve des billets d’avion pour Animal Collective. J’établis des stratégies de marketing. De belles choses ennuyantes. Je joue au sein d’autres groupes aussi. Je viens tout juste de rejoindre Lansign-Dreiden, par exemple, et de passer la fin de semaine avec eux, mais j’essaie réellement de trouver le temps de relaxer et ne rien faire le plus possible. Je ne le fais pas encore assez, mais j’y travaille.

On pourra assister bientôt à ton concert en solo dans le cadre du festival Under the Snow. Tu joues accompagné d’un groupe depuis un bout de temps déjà. À quoi peut-on s’attendre pour cette soirée ? Comment comptes-tu nous faire part de ton travail ?

Je ne sais pas à quoi m’attendre moi-même. Peut-être vais-je demander à un guitariste de m’accompagner pour faire un duo… La seule chose que je sais, c’est qu’il s’agira d’un « set » plutôt tranquille. J’ai bien hâte d’y être.

P.-S.

EN SPECTACLE : Vendredi, 4 mars 2005 Sala Rossa

Plan du site | Suivre la vie du site RSS 2.0