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Monogamies - Comment une chanteuse country a fucké ma vie sexuelle

Dans le sens du courant

Lowfish

dimanche 22 septembre 2002, par Jeff Bugz

Gregory deRocher, mieux connu sous le pseudonyme de Lowfish, est un nouvel artiste Canadien, un des nombreux manipulateurs électroniques à percer avant tout en Europe, puisque les Allemands et les Français ont une scène électro beaucoup plus prolifique que nous. Le label de Lowfish, Suction s’est mis en tête de faire percer l’électronique au Canada, mandat qui est presque atteint. Mélangeant plusieurs aspects du new-wave et d’électro-minimale, Gregory s’est fait remarquer par des institutions dans ce domaine. Récemment invité à la Mutek (festival de musique électronique (?) de Montréal).

JB : Quand avez-vous décidé de faire de la musique, cela sans guitares ou autres instruments typiques ?

LF : J’aurais aimé avoir un groupe vraiment, ça serait beaucoup plus facile de tout installer l’équipement que je traîne pour les spectacles : ) Je fais de la musique depuis à peu près 1985. Lorsque j’étais enfant, je m’amusais avec les premiers synthé casio de piètre qualité et aussi avec des batteries électroniques digitales qui sonnaient très mal. Ma musique dans ce temps-là était vraiment terrible. Très mauvaise. J’ai détruit la plupart de ces cassettes. J’ai toujours aimé travailler avec des machines car elles sont beaucoup plus faciles à contrôler que les gens. J’aime mieux faire de la musique extrêmement vite, sans être obligé d’en parler et d’y penser, alors l’électronique me permet de faire cela. Je ne suis pas intéressé à utiliser les mêmes sons que tout le monde. De plus, je deviens ennuyé très rapidement, alors avec ma collection de vieux équipements poussiéreux et mes ordinateurs... je peux faire n’importe quel son que je recherche pour l’insérer dans une pièce que je suis en train de travailler. De plus, on ne peut pas dépendre des gens :)

JB : Quelles sont vos influences musicales, celles qui vous ont marqué ?

LF : Lorsque j’avais environ 8 ans, nous avions l’habitude de faire l’aller-retour entre Toronto et la côte est du Canada, où mon père travaillait à ce moment. Le voyage était d’environ 16 heures ! Ma mère avait une compilation disco sur 8-track qui contenait une très rare version de la chanson « I feel love » de Giorgio Moroder. J’ai dû l’entendre entre 500 et 1000 fois durant cette période. Cette pièce, en particulier la ligne de basse qui a été si influente, m’a changé à tout jamais. Depuis ce temps, j’ai été en amour avec tout ce qui sonnait comme ça, même si j’étais trop jeune pour savoir ce que c’était que j’aimais vraiment ( de gros sales et poussiéreux synthétiseurs qui jouent des lignes de basse répétitives). Mon amour pour la musique remonte jusqu’à cette seule et unique pièce de musique, cliché ou pas, c’est la vérité. Depuis ce temps, je suis à fond dans des groupes comme OMD, Depeche Mode, Front 242, Polygon Window, Locust, Nitzer Ebb, etc.

JB : Ça semble bien aller en ce moment pour Lowfish. Vous avez participé à la dernière édition de Mutek, comment était-ce ?

LF : Oui, je suis très occupé ces temps-ci, mais je voulais vraiment jouer à Mutek car Lowfish ( et Solvent) ne sont pas des artistes standard de Mutek. En général, j’ai toujours vu Mutek comme un forum pour les « laptop/ weirdo-house », mais avoir Lowfish, Solvent et Bola ensemble a été un changement majeur de direction et un indicatif de ce que les gens trouvent intéressant ces jours-ci, c’est-à-dire, les mélodies, les structures de chansons et des « clinical beats » :) Ce spectacle était vraiment excellent avec un auditoire éduqué et ouvert. En plus, le public dansait, ce que très peu de gens font sur notre musique à Toronto. :)

JB : Aimez-vous quand les spectateurs dansent pendant vos prestations ?

LF : Certainement, car en général, je ne fais pas de la musique où les gens peuvent juste se gratter le menton et hocher de la tête. J’aime vraiment l’idée que les personnes dansent mes prestations, mais je ne leur rendrai pas la tâche facile - ce n’est pas 2 heures de boum boum idiot. L’électro en général en demande plus des auditeurs, en particulier s’ils veulent danser et particulièrement sur mon type de musique.

JB : Que pensez-vous de la scène électroni-canadienne en ce moment ?

LF : Pour être honnête, je ne crois pas qu’il y ait vraiment une scène. C’est par pur hasard que Solvent et moi demeurons dans la même ville et c’est ici que nous avons choisi de continuer à vivre, mais il n’y a pas vraiment de base locale de fans pour notre genre de musique. Cela étant dit, nous faisons un effort pour nous faire connaître dans le pays où nous vivons - en plus de nous concentrer sur l’Europe, qui représente probablement 70% de notre base de fans et des ventes... Le fait qu’il n’y ait pas de vraie « scène » pour nous déranger est une bonne chose, puisque de cette manière, nous pouvons nous concentrer à faire de la musique. Maintenant que votre excellent mini-album « Maintain the tension » est paru, à quoi faut-il s’attendre de votre part prochainement ?Merci. Je travaille présentement sur un long jeu de Lowfish qui devrait paraître plus tard au courant de l’année, en plus de remixes et d’un album avec Solvent - ensemble nous enregistrons sous le nom Tin Foil Teakettle. Les prochains trois mois seront surtout consacrés à des spectacles en Amérique du Nord et en Europe.

JB : Que pensez-vous des gens qui vous qualifient de « dance music » ou de « Intelligent Dance Music (IDM) » ?

LF : Que les gens choisissent de parler de moi c’est une bonne chose, donc ils peuvent dire ce que bon leur semble :) Je ne suis cependant pas très enthousiaste lorsqu’on me demande de jouer pour 5000 personnes dans des raves avec des DJ s trance et je n’aime pas lorsque les gens réfèrent à ma musique en l’appelant « Intelligent Dance Music »....c’est tellement un terme idiot et arrogant...

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