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Monogamies - Comment une chanteuse country a fucké ma vie sexuelle

Une institution musicale

Low

mercredi 1er septembre 2004, par Jeff Bugz

Alan et Mimi ont fondé Low il y a plus de dix ans. Depuis, il ont affronté des tas de tempête, des courants musicaux, ils ont joué devant de nombreuses salles combles et ont bâti autour leur jeune famille. Low est en fait un icône de l’indie rock, un groupe qui obtient tellement de succès qu’il peut vivre de sa musique. Sans se compliquer la vie, ils ont créé un courant musical, doux, accessible a tous malgré leur étiquette underground. Le trio de Duluth nous offrira un boîtier de trois CD + DVD cet été comprenant plus de cinquante rares morceaux. Ils terminent également l’enregistrement de leur nouvel album. Nous avons discuté avec le leader de la formation Alan Sparhawk.

Après toutes ses années, êtes vous toujours excités de partir en tournée et d’enregistrer de nouvelles chansons ? Peut-être prévoyez-vous autre chose dans un avenir rapproché ?

Nous adorons toujours faire de la musique et des concerts. Parfois, les tournées ne sont pas si amusantes que l’on croit - quand nous avons débuté, nous visitions plein de nouvelles villes, mais maintenant, certaines d’entre elles, nous les avons vues des tas de fois alors nous n’en sommes plus autant excités. On aime jouer, mais s’asseoir dans le camion, être loin de la maison, c’est long et dur parfois. Mais on a pas à se plaindre car on est chanceux de faire ce que l’on aime et d’en vivre. Je me demande si un jour tout s’arrêtera et que je serai obligé de retourner à une vie normale : j’espère que cela n’arrivera jamais. Ce qui serait bien, c’est qu’avec notre groupe nous puissions faire plus de musique de film, comme ça, nous n’aurions pas a tourner sans cesse.

Comment en êtes vous arrivés à faire la trame sonore d’un film (The Mothman Prophecies) ?

Nous avions travaillé sur la musique d’un court métrage avec le directeur de The Mothman Prophecies, il y a quelques temps et on avait bien aimé travailler ensemble. Un jour, j’étais à Los Angeles pour quelques jours et je l’ai appelé pour savoir si il voudrait bien manger un morceau avec moi. Il m’a répondu qu’il était débordé avec son nouveau film mais que je pouvais passer lui donner un coup de main pour la musique. C’est ce que l’on appelle être au bon endroit au bon moment ! Et puis tranquillement je suis retourné là-bas avec Mimi pour terminer l’enregistrement.

Avez-vous aimez l’expérience ?

C’était différent de tout ce que nous avions fait auparavant, mais c’était fabuleux. Le directeur avait une bonne idée de ce qu’il voulait musicalement, alors nous devions respecter ses demandes. Nous avons écrit des musiques spécialement pour ce film. C’était en quelques sorte une commande, c’était tout un défi, mais j’ai appris beaucoup de cela et j’ai bien aimé. J’aimerais même avoir plus de travaux comme cela.

Avez-vous apprécié le film ?

J’ai bien aimé, ce n’est pas Jaws mais c’est très bon. Très étrange et très intriguant.

Quand et pourquoi avez-vous décidé de construire votre label Chairkicker ?

C’était juste nous qui voulions faire paraître le Chritmas EP par nous-mêmes, et cela est devenu plus grand. On ne croyait pas que ca deviendrait un label qui fait paraître plusieurs disques par années par de nombreux artistes. C’est plus de travail que l’on pensait, mais bien amusant de faire paraître des disques d’artistes que l’on aime.

Vous ne préféreriez pas faire paraître vos disques sur votre propre label ?

Je pense que faire paraître un album de Low sur Chairkicker serait trop de travail. Nous n’avons pas l’argent pour faire autant de copies et pour payer l’enregistrement, alors c’est bon que Kranky soit derrière nous pour tout ça ! Nous leur faisons confiance et il font un travail remarquable. Nous avons décidé de faire paraître par nous-mêmes notre boîtier de b-sides et cela est beaucoup trop de travail ! Alors nous sommes bien heureux d’avoir Kranky.

Vous avez fait la première partie de Radiohead il y a quelques temps : était-ce un concert devant votre plus grand public ?

Notre plus gros concert était deux soirs au Madison Square Garden. Vint-cinq milles personnes par soir. C’était étrange mais excitant. La plus grosse foule pour laquelle nous avons joué de notre vie.

Quelle âge a votre fille maintenant et quand naîtra le petit dernier ?

Notre fille Hollis a 4 ans. Le nouveau bébé vient de naître donc nous sommes maintenant une famille de quatre !

Est-ce que Hollis jouera de la musique comme maman et papa ?

Dur à dire. Elle aime chanter et jouer avec des tambours. Elle a un violon également. Elle a à endurer plein de genres de musiques étranges à la maison et dans la camionnette en tournée (elle adore Gillian Welch, Weezer, et les vocaux africains). Ça serait super qu’elle aime jouer de la musique éventuellement, mais on ne doit pas forcer les choses.

On peut entendre des pièces de Low sur de nombreux albums hommage (Jandek, Dylan ainsi que Spacemen 3). Vous aimez faire des reprises sur des albums comme cela ? Avez-vous déjà penser en faire un album complet ? Quelles pièces aimeriez-vous reprendre ?

Sur notre box set il y a toutes les reprises que nous avons faites et il y en a beaucoup. Encore plus que ce à quoi je m’attendais ! Je pense que l’on aime bien faire des reprises, prendre un morceau et le faire à notre façon. On a pensé faire un album de reprises, peut-être un jour. Il y aurais plein de choses différentes : Hank Williams, Sabbath, Roy Orbison, Cinderella et cette chanson des Yeah Yeah Yeah’s où la chanteuse dit « Wait, they don’t love you like I love you… ». Oui, cette chanson se nomme Maps !


« quand nous avons débuté, nous visitions plein de nouvelles villes, mais maintenant, certaines d’entre elles, nous les avons vues des tas de fois alors nous n’en sommes plus autant excités »


Vouz avez enregistré un morceau avec Piano Magic : quand cela paraîtra-t-il ?

Je pense que c’est officiellement sorti, c’est un EP. Sur une chanson, je chante avec Vashti Bunyan, un morceau qui est magnifique. Glen, de Piano Magic travaillait avec Rough Trade et il nous connaissait par eux. On a joué avec Piano Magic tellement de fois aussi. Il m’a juste demandé si je pouvais chanter sur quelques morceaux et, comme nous étions à Londres près de chez lui, c’était facile.

Quand paraîtra votre nouvel album sur Kranky ?

Nous allons mixé le nouvel album en août. Ce qui veut dire que, si tout va bien il sortira en janvier 2005 sur Kranky.

Pourquoi avez-vous décidé de travailler avec Dave Fridmann (Mercury Rev. Flaming Lips, Delgados, Mogwai, etc.) ?

Nous le connaissons depuis un bon bout de temps et nous avons regardé tout ce qu’il a fait comme travail. J’adore les disques de Flaming Lips sur lesquels il a travaillé ainsi que ceux de Mercury Rev qui ont toujours cette touche unique à lui. Alors, nous avons cru que le temps était venu de travailler avec lui. Ca va très bien avec lui, il est génial, gentil et nous aide à faire ressortir les beaux moments de notre musique.

Pouvons-nous nous attendre à des orchestration sur l’album, puisque Fridmann en est un spécialiste ?

Nous sommes loin d’avoir fini, mais jusqu’à maintenant, il semble axer le résultat sur le son de la guitare. Il y aura sûrement une ou deux chansons avec des cordes mais, en majorité, le disque sera simple et direct. Dave ne pousse personne à utiliser les orchestrations, mais il connait des gens qui aiment faire des retouches orchestrales, alors j’imagine que c’est pour cette raison que plusieurs artistes avec qui il travaille utilisent entre autres les cordes. C’est surtout quelqu’un qui mixe bien, il a toute une oreille pour les arrangements et c’est cela que nous désirions.

Avez-vous choisi le nom de l’album ?

Non pas encore. On a pensé à The Place Where You Get Alive Again, mais nous en sommes loin d’être convaincus.

Est-ce vrai que Tool a demandé de jouer avec vous ?

On aimerait trop ! C’est écrit sur notre site, mais c’est juste une blague que l’on fait souvent entre nous. Zak l’adore vraiment et nous avons toujours pensé que ce serait étrange de jouer avec le groupe. Ils sont très bons.

Vous semblez être fiers de la scène de Duluth. Que diriez-vous pour vendre la ville ?

Une ville assez grande pour y avoir quelques opportunités et assez petite pour avoir un impact. Le lac est magnifique, la scène musicale ici est superbe, très variée. Il y a tellement de choses que le monde devrait entendre ici. Plein de choses dans lesquelles je puise mon inspiration.

Quel est le groupe le moins connu qui mériterait de l’être selon toi ?

Crew Jones (un duo rap de Duluth).

Sur votre box set qui paraîtra en juillet, vous avez amassé plus de cinquante morceaux inédits, b-sides, etc. Vous en aviez autant ?

Oui ! Il y a plus de cinquante morceaux sur trois disques et un DVD. Nous avons pris le temps de faire un beau livret de trente-deux pages que nous insérerons dans une superbe boîte. Nous étions très surpris quand nous avons commencé à regarder le nombre de pièces disponibles. C’est ce qui arrive après plus de dix ans !

Tu as aidé des artistes comme Tenki, Rivulets, Jessica Bailliff et plusieurs autres à enregistrer, est-ce que tu as des projets avec d’autres artistes qui s’en viennent ?

Je travaille présentement avec Haley Bonar pour son deuxième album ainsi qu’avec Marc Gartman. Le nouveau Kid Dakota sortira plus tard cette année et il est excellent. Je devrais travailler avec un groupe de Duluth qui se nomme The Dames cet été. C’est un peu plus lourd, comme The Melvins !

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