[] [] [] [] [] []

Monogamies - Comment une chanteuse country a fucké ma vie sexuelle

Accueil du site > Entrevues > Jeremy Jay

Le passé des temps modernes

Jeremy Jay

mercredi 22 octobre 2008, par Jean-François Rioux

Le jeune Américain de Los Angeles, Jeremy Jay, est passé nous voir à la mi-juillet 2008 à Montréal, au cœur de sa première grande tournée. Le chanteur de plus de six pieds nous a offert un superbe disque cette année, A Place Where We Could Go, paru sur l’étiquette K Records. Voici un résumé de ce cours entretien, malgré toute sa gentillesse et sa bonne humeur, le jeune homme a évité quelques questions de type politique et trop personnelles.

E : Lors de ton récent concert au Zoo Bizarre, tu n’as joué que trois pièces de ton premier album A Place Where We Could Go. Pourquoi seulement trois chansons puisque l’album ne dure que trente minutes ?

JJ : Bien, nous jouons beaucoup de nouveau matériel. Certaines sont de notre prochaine album, certaines du EP Airwalker, paru en novembre 2007, ceux de notre « single » We Where There, paru en décembre 2007 et nous sommes sur le point de faire paraître un « maxi-single » qui se nomme Love Everlasting dans le prochain mois. Il se passe tellement de choses ! C’était mon premier passage à Montréal, j’adore cette ville, elle est vraiment cool.

Quand, comment et où t’as découvert Calvin Johnson de l’étiquette K Records ?

J’ai rencontré Calvin quand je restais à Portland, OR. Il ramassait des disques pour sa distribution à la maison de mon ami où j’étais, puis on a terminé par sortir prendre un café et discuter. Plus tard, quelques années plus tard, je lui ai remis un 7 pouces que j’avais auto produit et une petite cassette avec quelques morceaux. Il m’a par la suite dit qu’il aimerait distribuer le prochain enregistrement que je ferais. Celui-ci s’appelait This City Tonight que j’avais enregistré en 2004 dans le garage de ma mère en Californie. Il y avait une chauve-souris dans ce garage que j’avais nommée Spooky ! Mais bon… J’ai enregistré ces chansons sur un trois pistes où j’ai mis sur l’une d’elles guitare et batterie, la basse sur la seconde et la voix sur la dernière.

Je suis déménagé à Los Angeles en 2005 où j’ai formé un groupe avec Janet Kim à la batterie et Lily Marlene à la basse. On a fait une petite tournée en avril 2006 avec ma Mercedes 240 diesel de 1980 ! On a joué à Olympia à la salle The Voyeur, une place sympa avec entrée gratuite et pour tous âges. J’ai invité Calvin au concert. Il est venu et il m’a dit qu’il avait beaucoup aimé. Plus tard, dans une session d’enregistrement chez K Records (studio de Calvin), il m’a demandé des questions sur une pièce que l’on avait jouée ce soir là au The Voyeur. Il demanda The One where everyone was dancing qui a fini par devenir Alpha Rytme, un simple paru chez K Records. Avec le temps, le groupe a changé pour inclure Derek James à la basse et Nick Pahl à la batterie. Les deux n’avaient jamais joué cette chanson auparavant, alors on l’a arrangée et structurée ensemble en studio.

Ta bio raconte que tu aimes bien les vieux chanteurs. On site Ritchie Valence comme exemple, mais qu’aimes-tu écouter d’autre ?

J’ai des centaines et des centaines de disques à la maison : j’aime tellement de choses différentes. J’ai des trucs de Bach à Françoise Hardy, des Beatles à Danny Elfman, de Kraftwerk à Louis Armstrong et de Billy Holiday à Dr. Dre. Je ne suis pas vraiment dans les MP3 et les trucs numériques, mais malheureusement, aujourd’hui, les ados n’achètent plus de musique.

Quelle est ta vision personnelle du futur à ce sujet ? Achètes-tu beaucoup de musique ?

Pour moi, c’est le vinyle « all the way » ! Ce n’est pas seulement le format, mais la musique elle-même.

Cette tournée estivale qui vient de se terminer était ta plus longue tournée de ta carrière ?

Ces deux mois de tournée étaient en effet la plus longue tournée que j’ai faite. Ce fut très étrange de regarder certaines photos des débuts de la tournée et celles prises vers la fin. Mes cheveux étaient tellement plus longs à la fin !

Penses-tu retourner en studio sous peu, puisque ton dernier album est paru récemment, mais quand même très court ?

Je crois que 30-40 minutes pour un album est une bonne durée, tu ne crois pas ?

Qu’est ce qui t’a inspiré à faire de la musique ? Un concert vu, un film …autre ?

En tête de liste, sans aucun doute le film La Bamba. Une forte inspiration. Ce film m’a vraiment marqué.

Il y a tellement de bons films sur la musique : je pense à Control, What We Do Is Secret, entre autres. Qu’est-ce que ton film raconterait ?

Oh wow... je suis incapable de penser à ça, prévoir loin en avance comme ça !

Heavenly Creatures est une superbe chanson, qu’est-ce que la heavenly creature ?

Heavenly Creatures est l’une de mes chansons les plus spéciales de mon premier album. Pas beaucoup de gens réalisent cela, mais elle est écrite à la troisième personne, comme beaucoup d’autres sur le disque. C’est une introduction à Jeremy Jay, qui je suis, ma propre histoire. Cela parle de sa philosophie et de sa sensibilité. Ses amours et sa vie.

Plan du site | Suivre la vie du site RSS 2.0