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Les Criquets Crinqués (CISM 89,3 FM)

Sous le capot avec Hood

Hood

dimanche 3 mars 2002, par Pascal Asselin

image 176 x 146J’ai été introduit au groupe Hood par un ami il y a quelques années déjà. Ce quatuor anglais existe depuis plus d’une décennie et a grandement influencé la scène "lo-fi rock" tout en sachant parfaire son son. Puisque c’est la première fois qu’emoRAGEi discute avec Richard, du groupe, j’ai décidé de parler non-seulement de leur nouvel album mais aussi de leur passé.

PA : Le son lo-fi pop de vos débuts a évolué vers une pop plus complète et diversifiée avec l’ajout de l’électronique et de d’autres instruments. Est-ce dû au fait qu’il y ait pu avoir mouvement de personel au sein de la formation ?

R : Cela a tout à voir avec la formule complexe suivante : influences présentes+ gens qui font partie du groupe - ce que nous avons fait auparavant x l’état dans lequel nous sommes = le son qui sort en bout de ligne.

PA : Vous avez collaboré avec Matt Elliott (Third eye foundation) lors des deux albums précédents. Comment était-ce de travailler avec lui et qu’a t-il apporté au groupe ?

R : C’était vraiment agéabe. Je pense que nous l’avons distrait. Matt nous a aidé et il a ses propres trucs à s’occuper maintenant. Il a été d’une aide indescriptible pour laquelle nous sommes reconnaissant.

PA : Une autre version de votre album Cycle of days… est parue avec un groupe du nom de Duo Fourteen. Est-ce que ce sont des remixes ?

R : Oui, c’est un gars de Yorkshire qui a déjà travaillé avec nous. Il a fait ces remixes que nous avons utilisés lors de nos set de DJ en Allemagne. Nous pensions qu’ils étaient assez intéressants pour être sortis, cela pouvant être une bande sonore. Le gars qui était sensé les sortir ne l’a pas fait alors nous avons appelé nos bons amis de 555 recordings qui ont sorti le vinyl en 3 semaines ! Malgré le fait que ce sont des remixes, ce sont comme des nouvelles chansons avec en plus des nouveaux titres et entitées séparées.

PA : Vous faites des sets de DJ lors de vos concerts. Quel genre de musique faites-vous jouer ?

R : Cela passe par le lo-fi Néo-Zélandais, le hip-hop, l’électronique et la pop-guitare. Les préférés ces temps-ci sont Atmosphere, cLoudDead, E-Vax, Boards of Canada, Prefuse 73, Alisdair Roberts et Havergal mais cela peut nous emmener n’importe où !

PA : Le dernier ep home is where it hurts est un bon mélange de votre côté lo-fi pop et de nouvelles influences. Était-ce prévu ou cela est-il venu naturellement ?

R : Oui, c’est venu assez naturellement. Nous n’y avons pas pensé mais nous voulions mélanger un peu plus la musique. Le post-rock devient saturé et nous préférons prendre nos distances et faire ce qui nous passionne.

PA : Pensez-vous que les pochettes d’albums sont importantes pour identifier un style de musique si l’on considère que les vôtres sont assez fidèles à votre musique ?

R : Oui, c’est très important. La musique et les images ne font qu’un et j’espère que les gens voient cela comme ca. Les fans aiment nos pochettes mais le label préfère cela moins sombre. Pourtant, c’est une partie de ce que nous sommes. Même si les gens peuvent savoir quel style nous jouons avec la pochette, je sais que certaines personnes achètent des disques si les pochettes leurs plaisent. On peut généralement savoir de quel style il s’agit avec le dessus et je ne pense pas que les gens achèteraient si nous avions des têtes de squelettes pleines de sang sur des dinosaures. Cela va avec la musique.

PA : Comment avez-vous eu une entente avec le label américain Aesthetics ?

R : Kenneth de chez Aesthetics a beaucoup aimé le dernier album alors nous avons pris contact. Nous voulions que tout le monde puisse trouver nos disques et cela n’était pas le cas auparavant n’ayant pas de labels en Amérique du Nord. Alors nous avons conclu une entente qui ne peut qu’être bénéfique puisque nous serons entendus à un plus large niveau.

PA : À l’écoute du nouvel album Cold House on peut entendre que ce dernier a une influence électronique plus présente et a même la participation d’un groupe hip-hop du nom de cLoudDead. Comment avez-vous rencontré ces gens ?

R : Ils nous ont envoyé un courriel et posté un paquet de disques qu’ils ont sortis et nous avons trouvé cela excellent. On a commencé à échanger et après un temps, on a eu le courage de leur demander une contribution sur notre album. Ce qu’ils ont proposé était ce que nous voulions comme participation.

PA : Les chansons de ce nouvel album sont-elles adaptables pour le live et à quoi on peut s’attendre de Hood live ?

R : Je ne sais pas. On va commencer à répéter bientôt. La majorité des chansons ont été construites en studio sauf une ou deux que l’on peut jouer sans problème. On veut un spectacle très excitant avec beaucoup de projections de toutes sortes.

Hood va venir jouer en Amérique du Nord pour la première fois en 2002 donc, surveillez ça de près.

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