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Monogamies - Comment une chanteuse country a fucké ma vie sexuelle

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Vaut mieux très fort que jamais !

GROS MENÉ

vendredi 19 octobre 2012, par Sara Hébert

Fred Fortin et ses amis ont enfin donné suite à l’opus Tue ce drum Pierre Bouchard, paru en 1999. Et oui, c’est le 16 octobre prochain que sera lancé le deuxième album de Gros Méné ; Agnus Dei, sous l’étiquette Grosse Boîte. Afin d’en savoir un peu plus sur la légende et son créateur, nous nous sommes entretenus avec lui.

Quinze années se sont écoulées depuis la parution du premier album de Gros Méné, est-ce que les chansons d’Agnus Dei ont été écrites et composées ici et là depuis 1999 ou est-ce qu’elles sont récentes ?

La plupart des tounes se sont faites l’année dernière alors que j’étais à mon chalet, mais il y en a aussi qui sont nées pendant que j’étais en tournée avec Galaxie.

De quel aspect de l’album es-tu le plus fier ?

D’avoir eu du fun à le faire dans le travail. On a fait plusieurs sessions en trio ; avec Olivier [Langevain] pis Pierre [Bouchard], en tournée, avec Roby et Jocelyn Tellier. Il y a même mon père qui est venu faire une toune ! C’était plus le fun que de faire un album piste par piste…il y avait moins de creusage de tête et moins de temps pour s’attarder à tous les défauts…

C’est toi qui signe tous les textes de l’album, pourquoi est-ce qu’Agnus Dei n’est pas un disque de Fred Fortin ?

Parce que, c’est un projet avec un concept rock, [une histoire de] shaman de l’esprit de Gros Méné… Je peux me permettre de dire des choses que je ne dirais pas [sur un album de Fred Fortin]. L’idée c’est de regrouper des tounes d’un même ton ou d’un même style sur un même titre. C’est comme créer une pièce de théâtre ou un film.

Est-ce que le premier extrait de l’album, Vénus, aurait pu se retrouver sur un disque de Fred Fortin ?

Oui, de la même façon que Grandes Jambes aurait pu être sur un album de Gros Méné.

Cette chanson-là parle d’une prostituée, elle est née comment ?

Quelqu’un a laissé une bouteille d’alcool grec au chalet et dessus, il y avait un dessin de la Vénus de Milo. En ouvrant une session sur l’ordi, j’ai enregistré une piste de drum et je devais lui donner un nom fak j’ai baptisé ma piste Vénus. J’ai fait une toune avec ça.

Quand on fait un album de rock pesant, est-ce qu’on se sent obligé de parler de hockey, de chars pis d’plottes, ou est-ce que ce sont des thèmes qui te sont chers ?

[Rires] un peu des deux. Les sujets me viennent vite et spontanément. J’essaye de faire des tounes rock dans l’esprit de Gros Méné…ça donne un album un peu « motté » qui rappelle le monde des bars.

Est-ce que les chansons sont inspirées de ton quotidien ?

J’espère que non, j’aime aller dans quelque chose qui ne m’appartient pas totalement. On est dans les bars quand on fait des shows, on est là en tournée mais […] les auteurs au Québec font souvent des chansons qui leur ressemblent, ils racontent leur vie pis toute ça… pis moi c’est quelque chose que j’essaye d’éviter.

À propos de ton processus de création, est-ce que les étapes sont les mêmes pour écrire un album de Fred Fortin que pour écrire un album de Gros Méné ?

Non. Pour Gros Méné, je commence toujours par enregistrer un beat de drum et ensuite j’ajoute un riff de guitare ou de bass. Après, le riff m’amène un autre beat, mais j’vais faire toute la structure du groove avant de faire les paroles, alors que pour Fred Fortin tout vient en même temps. Je joue de la guitare acoustique, je fais des tounes folk et je compose les paroles en même temps.

Au cours des prochains mois, vous avez beaucoup de concerts à donner. Est-ce que c’est plus difficile à ce moment-ci de ta vie et de ta carrière de partir en tournée ?

La tournée ça garde jeune. Moi j’aime ça, ya du monde qui sont moins faits pour ça. J’ai des chums de mon âge qui sont plus fatigués, moi j’aime la route, j’aime le spirit de tournée, mais ya des affaires qui m’ tapent sur les nerfs comme des soundchecks qui finissent plus. J’aime pas l’attente, J’aime ça arriver pis qu’on clanche pis qu’on joue. J’aime ben ça parce que ça me permet d’écouter des games de hockey sans que ma blonde me chiale après [rires].

Est-ce que c’est facile pour toi de conjuguer vie de famille et vie de rockstar ?

On tourne les week-ends, fa’que je reviens dans ma routine le lundi matin, j’vais reconduire les enfants à l’école. Pas le temps d’y penser trop, trop.

Maintenant que la machine est redémarrée, penses-tu que Gros Méné va attendre encore quinze ans avant de lancer son prochain album ?

Je sais pas… c’est un peu le hasard qui fait que ça se passe… on y prend goût, c’tait une belle expérience fa’que ça se peut qu’on refasse des projets dans cette lignée-là parce que j’aime ben gros le rock.

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