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Monogamies - Comment une chanteuse country a fucké ma vie sexuelle

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Entre deux rêves

Elephant Micah

samedi 25 septembre 2004, par François Legault

Quelque part dans l’État d’Indiana, on peut trouver un musicien qui s’inspire de ses rêves pour tisser mélodies et poésies qui, à leurs tours, en font rêver plusieurs. Joe O’Connell, fondateur du groupe Elephant Micah, répond aux questions d’émoRAGEi. Confessions d’un rêveur éveillé.

Après deux albums parus sur BlueSanct, vous faites toujours paraître des disques faits maisons par vous-mêmes ou via d’autres étiquettes. Pourquoi ne pas tout sortir avec BlueSanct ?

Même si BlueSanct pouvait se permettre de faire paraître tout ce qu’on enregistre, elle serait probablement d’accord avec nous de dire qu’il n’est pas sage de tout faire avec eux. L’étiquette puise beaucoup dans ses ressources et chaque parution demande beaucoup de temps et d’argent. Le 7" que nous avons fait paraître l’année dernière ne ressemblait pas à un disque d’Elephant Micah de toutes façons et nous aimons mettre la main à la pâte et tenter d’être notre propre étiquette en faisant paraître certains de nos disques nous-mêmes.

Plusieurs de vos disques sont limités à un certain nombre de copies (135cdrs, 52cdrs). Habituellement, les groupes se limitent aux centaines ou aux milliers de copies pour faire un chiffre rond. Y a-t-il une raison ? Une sorte de secret dans les chiffres ?

Ha ha ! Ce n’est pas vraiment un secret, mais je crois que tu es sur la bonne voie. Le disque The Untied States a été imprimé à cinquante-deux copies parce que ça représente le nombre d’États aux États-Unis : nous avons inclus les deux territoires dans le compte… Le disque Palmyra Palm est limité à cent trente-cinq copies parce que la ville de Palmyra est située sur la route d’État 135.


« ...je possède un petit jouet de plastique bleu sur lequel il est écrit guitar amplifier. Je l’ai payé soixante-quinze sous et il fonctionne comme un charme »


Comment Elephant Micah et BlueSanct se sont rencontrés ?

J’ai vécu à Bloomington en Indiana un été durant et c’est là que j’ai rencontré Justin Vollmar et Michael Anderson. Tout le monde connaît tout le monde là-bas, donc si tu t’intéresses à la musique, tu es voué à rencontrer certaines personnes.

Tu sembles enregistrer la plupart de tes pièces seul. En tournée, tu joues seul ou accompagné ?

Depuis environ un an j’essaie de jouer avec plusieurs personnes. Plus souvent qu’autrement des bassistes, batteurs ou guitaristes mais, cette fois, j’essaierai quelque chose d’un peu moins traditionnel en utilisant des échantillonnages et du feedback, du moins, je l’espère.

Quelle est l’origine du nom Elephant Micah ?

Jamais je n’ai pu répondre correctement à cette question. En partie parce que c’est un peu confus même pour moi. Je me rappelle avoir trouvé drôle l’idée d’appeler un groupe comme ça parce qu’Elephant Micah était un garçon qui fréquentait la même école que mon frère. Il parlait toujours d’Elephant Micah. Pour être plus clair (?), c’était lui Elephant Micah.

Comment gagnes-tu ta vie ?

Je ne sais pas. Je n’ai pas d’emploi stable mais en ce moment j’écris des résumés et sommaires de journaux pour une grosse base de données et de recherches. C’est étrange.

Quel était ton premier emploi ?

Hum…Je ne me souviens pas. C’était peut-être dans un magasin de disques. Oui. C’était une de ces chaînes de magasins.

Comment composes-tu tes chansons ? Commences-tu par les paroles, la musique ?

Il n’y a aucune façon particulière, vraiment. Parfois je suis à moitié endormi et les mots me viennent tout seul. J’aime ça parce que je me sens moins responsable du contenu de la chanson. Quelle belle façon de s’en tirer, par contre...

Musique à part, y a-t-il une forme d’art que tu aimes ou pratiques ?

Toutes sortes de choses. Toutefois, je ne suis pas particulièrement doué.

Qui rêves-tu de rencontrer ?

Personne en particulier, je crois.

Quelle est ta pire expérience en concert ?

Je crois qu’ouvrir pour un groupe populaire, c’est vraiment s’y essayer.

Y a-t-il une cause que tu voudrais défendre ?

Oui, je pense. Je n’ai pas fait le tour de la question encore donc je ne devrais pas trop me prononcer.

Quel est ton meilleur souvenir ?

C’est une question difficile. Je ne sais pas c’est un souvenir de quoi mais je possède un petit jouet de plastique bleu sur lequel il est écrit guitar amplifier. Je l’ai payé soixante-quinze sous et il fonctionne comme un charme.

Quelle torture te ferait parler ?

Écouter Elephant Micah.

As-tu d’autres projets musicaux qu’Elephant Micah ?

Je m’invite toujours à jouer au sein d’autres groupes. Quand j’aime la musique de mes amis, je ne peux m’empêcher de participer. J’aime beaucoup plus accompagner dans la plupart des cas. Donc dans le passé j’ai contribué à Static Films, Mittens on Strings et The Red Queen Hypothesis, entre autres.

L’une de tes chansons s’intitule mt. Neil Young. Est-il d’une grande influence sur toi ?

Neil Young semble être universel. Tout le monde l’aime. Tout le monde le comprend. Par exemple, la chanson décrit Neil Young comme le pont entre deux générations, en quelque sorte. En tout cas ce n’est pas seulement une chanson unidimensionnelle en hommage à Neil Young.

Y a-t-il un nouvel album en chemin ?

Oui. Je crois que le prochain s’appellera Elephant Micah and the Loud Guitars. Il paraîtra probablement sur BlueSanct.

Quel est le plus important pour toi quand tu te donnes en spectacle ?

Je ne sais pas. Je crois que je veux juste que les gens apprécient ma musique pour ce qu’elle vaut, en comprennent le sens, sans que ça les déprime.

Quel est le meilleur concert auquel tu aies assisté ?

Je me suis souvent posé la question mais il y a longtemps que je n’y ai pensé. En voici quelques-uns : Mark Kozelek dans un magasin de disques à Indianapolis (avril 2001), Ben Harper en solo (été 1999) et Gillian Welch dans une église à Bloomington (automne 1998).

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