[] [] [] [] [] []

Monogamies - Comment une chanteuse country a fucké ma vie sexuelle

La renaissance

EARTH

lundi 13 août 2007, par Jeff Bugz

Dylan Carlson a formé Earth au début des années 1990, formation qui a obtenu un peu de succès grâce à la vague grunge et l’étiquette de disques Sub Pop. La musique d’Earth est à la fois simple et complexe, c’est à dire qu’il faut porter une oreille attentive et patiente pour y entendre la beauté et la subtilité des sons que Dylan et sa troupe ont créés. Aujourd’hui, la musique d’Earth est tout aussi complexe, mais beaucoup moins subtile : Dylan semble être plus heureux et nous donne l’impression que sa vie n’est pas le chaos comme elle le fut à une certaine période de sa vie. Earth a des mélodies de guitares très lentes à la sonorité beaucoup plus claire qu’auparavant. L’album Hex : or printing in the infernal method est considéré par Emoragei et plusieurs autres medias comme le meilleur album paru en 2005, près de 15 ans après la création de ce groupe.

- Votre album est considéré album de l’année 2005 par notre équipe au magazine Emoragei…

Dylan : Thank you very much, merci beaucoup ! Nous avons travaillé très dur afin de s’assurer que cet album soit un reflet de nos intentions au même titre qu’ Earth 2 le fut à l’époque.
- Quels sont les changements majeurs que votre musique a connus au cours des dernières années ? Elle sonne maintenant moins agressive et plus mélodieuse que jamais.

Dylan : Je crois que les plus grands changements sont en moi-même, en partie dus aux influences auxquelles je me réfère et aux techniques de guitare que je commence à apprendre et déployer. Ma vie est définitivement plus ordonnée maintenant et je suis capable d’accorder plus de mon temps à la musique et d’y consacrer plus d’efforts.


« Que le continent américain en soi est possédé et en proie à la démence »


- Votre nouvel album démontre un aspect plus cinématographique d’Earth. Aimeriez-vous enregistrer la trame sonore d’un film ? Si oui, pour quel type de film seriez-vous excités de le faire ?

Dylan : J’ai toujours souhaité composer la musique d’un film. Le cinéma était mon premier centre d’intérêt avant la musique. J’aimerais travailler à une adaptation de Blood meridian, un roman western très violent, si quelqu’un avait le courage de le filmer proprement. J’aimerais aussi composer la musique de A scanner darkly, à nouveau si le film est bien réalisé. Je le ferais aussi pour n’importe lequel des romans de William Gibson, particulièrement The difference engine, et si un des romans de James Lee Burkes était porté au grand écran.

- Lors de vos récents spectacles, jouiez vous encore des pièces de Earth 2 et Pentastar ?

Dylan : Nous jouons une pièce de Pentastar, Coda Maestoso in Fb minor, nous jouons Ouroboros is broken de notre premier CD, Extracapsular extraction. Nous jouons aussi Harvey de l’album Phase 3 ainsi qu’une variante de Thrones and dominions, aussi de Phase 3. Nous jouons également Divineandbright de la réédition de Sunn amps and smashed guitars. Le reste de notre spectacle est constitué de pièces du dernier album et d’une nouvelle pièce intitulée Plague of angels qui paraîtra sur un « split » avec Sunn0))) lors de notre tournée en Europe et au Royaume-Uni.

- Vous utilisez moins d’effets que dans le passé. Vous servez-vous de nouveau matériel, de nouvel équipement ou possédez-vous les mêmes guitares et amplis depuis vos débuts ?

Dylan : J’ai un équipement complètement neuf et différent maintenant. Partis sont les amplis Sunn et Marshall, les guitares BC Rich et Paul Reed Smith. J’ai un son plus particulier et une liste d’équipement qui s’y rapporte. Je suis un amateur dévoué des guitares Telecaster, j’en possède deux. L’une d’entre elles est une Highway 1 Texas avec un pickup de modèle DiMarzio Fast TrackT près du pont (bobinage simple avec deux lames qui sonne comme un bobinage double Humbucker). Mon autre Telecaster est une réédition d’un modèle Thinline 72 munie d’un pont standard et d’un pickup Joe Barden aussi à bobinage simple à deux lames (mon pickup favori malheureusement « discontinué » depuis 2004). Un pickup de modèle Seymour Duncan Phat Cat P-90 est placé dans le manche. Ma Texas Tele est équipée d’un interrupteur qui permet de placer les bobinages du pickup DiMarzio en série ou en parallèle. La Thinline, pour sa part, est équipée d’un interrupteur qui permet de mettre hors phase les pickups lorsque les deux sont branchés ou d’en brancher un à l’envers. Pour les effets, j’utilise un compresseur de type MXR M-102 Dyna (la compression a ravi la place de la distorsion en tant qu’effet préféré en ce qui me concerne). J’utilise ensuite un booster Xotic RC pour faire sortir un son un peu plus lourd de mon ampli et ainsi obtenir de la distorsion en provenance du tube à output (au lieu du type Thinner Preamp). J’utilise un ampli de base de Talos, un combo de boutique 1 x 12 qui permet différents niveaux d’output. Je le fais fonctionner avec un petit cabinet 1 x 15 Unichord. Je me sers aussi d’un combo 2 x 12 Fender Hot Rod DeVille. En tournée récemment, je me servais d’un T de modèle Sunn et d’une tête solide Crate CPB 150. Pour les deux, j’utilisais un cabinet Sunn 2 x 15. Je joue plus clairement maintenant. En studio, j’utilise un Vanamps Reverb Tank ainsi qu’un Flip Tube Echo Delay, aussi parfois un peu de MXR Flanger ou micro Flanger, et pour l’effet de rotation leslie des haut-parleurs, un MXR Micro Chorus. Oh, et le plus important, mes mains et mes doigts.

- Pourquoi faire paraître vos disques chez Southern Lord ? Vous n’étiez plus intéressés par Sub Pop ?

Dylan : C’est Sub Pop qui ne veut plus travailler avec moi. Ils ont refusé mon offre en 1997 et m’ont viré de l’étiquette. Greg nous a vu progresser depuis qu’Earth s’est reformé en 2002. Il a finalement senti que notre nouvelle direction gagnait en force, si bien qu’il a décidé de faire paraître notre album et de nous apporter le support nécessaire pour le promouvoir en tournée.

- D’où provient le titre de l’album Hex et qu’est-ce qui vous a inspiré les titres des pièces ?

Dylan : Hex provient des signes hex, symboles utilisés par les Mennonites de Pensylvannie, membres particuliers de la communauté Amish, pour repousser les attaques du malin. La seconde partie est inspirée de William Blake, les autres pièces du livre Blood meridian, or, The evening redness in the West de Cormac McCarthy. Un roman western extrêmement bien écrit et redoutablement violent. L’histoire est inspirée de cette théorie qui avance que le continent américain en soi est possédé et en proie à la démence.

- Quel est ton album préféré de l’année 2005 ?

Dylan : L’album Badlands : ballads of the Lakota de Marty Stuart

- Est-ce que les trames sonores de western-spaghetti t’intéressent ? Qui aimes-tu ?

Dylan : J’aime Ennio Morricone : Once upon a time in the West est mon western-spaghetti favori. J’aime tous les autres aussi : Fistful of dollars, For a few dollars more, The good, the bad and the ugly, El Topo, Duck, You suckers. Mon western préféré est Bring me the head of Alfredo Garcia de Peckinpah.

- Avez-vous déjà des plans pour votre prochain disque ? À quoi peut-on s’attendre venant d’Earth en 2006 (tournées, autre matériel) ?

Dylan : Nous serons en tournée avec Sunn0))) aux mois de février et mars. Nous espérons débuter l’enregistrement d’un nouvel album plus tard dans l’année. Nous pourrions aussi aller en Australie et possiblement au Japon. Sunn0))) et Boris ont enregistré ensemble récemment et j’ai joué de la guitare sur quelques pièces, Adrienne a ajouté les percussions. J’essaie aussi de planifier un album constitué de divers duos à la guitare où je partagerai la vedette avec une sélection de guitaristes que j’aime et/ou admire.

Plan du site | Suivre la vie du site RSS 2.0