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SALON DU DISQUE ET DES ARTS UNDERGROUND DE MONTRÉAL

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Projet en séries

Dreams by Degrees

samedi 1er mai 2004, par Edith Paris

C’est à l’été 2001 que Jonathan Lee décida de fonder une étiquette de disques. Son nom sera Dreams by Degrees et elle se consacrera à produire des séries limitées, basées sur un concept prédéterminé. Six mois plus tard, la première réalisation d’une série de quatre parutions, reliées chacune à une saison, fait son entrée au sein de l’étiquette. L’idée : quatre groupes, un par saison, compose des pièces en fonction de la saison qui leur est attribuée. Le concept est à la fois simple et original et on voit tout de suite la motivation de Lee à offrir un produit de qualité autant musicalement que visuellement. Suite à la première série, nous arrive tout juste le premier album de trois du deuxième projet, qui, cette fois, se consacre aux couleurs. Cette petite compagnie, aucunement anodine, mérite qu’on s’y attarde.

Pourquoi avoir décidé de fonder Dreams by Degrees et d’où vient l’appellation ?

Je me suis toujours considéré comme une de ces personnes bonnes dans plusieurs domaines mais pas spécialement talentueuses lorsque dirigées vers quelque chose de plus concret. Après avoir écouté de la musique Indie pendant plusieurs années, j’ai voulu trouver un moyen de contribuer à la scène musicale. Donc, avec le support de quelques amis musiciens, j’ai décidé de créer une étiquette de disques qui me permettrait de collaborer sur des projets conceptuels avec quelques-uns de mes musiciens, écrivains et illustrateurs favoris.

Le nom Dreams by Degrees est tiré de la chanson No Mystery du groupe The Places. Cela représente vraiment bien ce que nous sommes : des artistes de différentes catégories travaillant sur un « projet de rêve ».

Y a-t-il d’autres personnes impliquées au projet ou es-tu le seul à t’occuper de tout ?

Dreams by Degrees est constitué de Jennifer Ormerod et de moi-même. Je m’occupe des détails administratifs et de l’aspect musical de l’étiquette. De son côté, Jennifer se concentre sur l’aspect visuel et graphique. Nous élaborons les concepts ensemble.

Est-ce une occupation à temps plein ou seulement un passe-temps pour toi ?

Je travaille à temps plein comme gérant de projet dans une agence de publicité. Je m’occupe de l’étiquette lors de périodes libres.

Comment as-tu décidé de réaliser des séries limitées ?

J’aime bien le fait que nos sorties reposent sur des idées ou des concepts spécifiques parce que cela force l’auditeur à considérer la musique et le design sous de multiples perspectives, nous permettant, par exemple, d’analyser un produit (en lien avec une série spécifique) en relation avec les autres ou en tant que produit indépendant en relation avec le label. Il y a aussi un avantage de fixer un concept de base lorsque tu travailles avec plusieurs artistes : cela permet de concentrer le processus de création vers un même objectif. Nos réalisations limitées apportent aussi un aspect « collectionneur » à notre travail. Après tout, les meilleurs œuvres d’art ne sont jamais faciles à acquérir !

Crois-tu un jour faire paraître un album sans avoir de concept prédéterminé y étant rattaché ?

Toutes nos compilations seront toujours basées sur un concept prédéterminé. S’il arrivait une fois qu’un disque paraisse sans contenir d’idées fixes ou de concept prédéterminé, on parlera alors d’un album complet comportant un seul groupe.

Comment sélectionnes-tu les groupes ou les artistes qui apparaissent sur ton étiquette ? Quels critères recherches-tu chez une formation ?

Toutes nos réalisations débutent par l’élaboration du concept, après quoi nous créons une liste de groupes avec lesquels nous aimerions travailler sur ledit projet. Nous les contactons ensuite afin de savoir s’ils seraient intéressés de participer.

Comment une formation doit-elle procéder pour avoir une parution sur votre étiquette ?

La majorité de nos collaborateurs reçoivent une invitation de notre part, mais certaines de nos parutions incluent aussi des musiciens nous ayant envoyé leur demo. C’est d’ailleurs le cas pour Rivulets, GNG Productions, Vela et quelques autres.

Le design de tes pochettes est très beau et original. Accordes-tu beaucoup d’importance à l’aspect visuel ?

Nous plaçons beaucoup d’emphase sur l’image de l’étiquette, tout comme pour la musique. Notre but est de créer une étiquette mythique dans laquelle l’audience peut avoir confiance autant musicalement que visuellement ce qui, avec un peu de chance, les encouragera à considérer nos réalisations futures par rapport à la qualité de notre travail et ce, même s’ils ne connaissent pas trop les groupes de musique.

Si tu pouvais travailler avec tous les groupes que tu veux, qui se retrouverait sur la compilation de tes rêves ?

Il existe différentes manières de répondre à cette question. Je peux dire que j’aimerais que mon prochain projet inclut Iron & Wine, M. Ward et aussi, The Clientele, et je vais probablement créer le design de ce projet.

Es-tu impliqué, musicalement, dans les disques parus jusqu’à présent sur Dreams by Degrees ?

Je m’implique au niveau musical seulement une fois que j’ai les chansons en main - j’apporte mes commentaires aux musiciens seulement si cela est nécessaire et je discute de mes idées avec ceux qui sont à l’origine du projet.

Comment as-tu découvert les quatre artistes que l’on retrouve sur la série Seasons ?

J’ai été présenté à Coastal par un ami, après quoi j’ai décidé de réaliser leur cover d’une chanson de Cocteau Twins, Primitive Heart, que j’avais découvert sur internet. Pour Colophon, j’ai rencontré Jefre Cantu lors de ma période où j’étais écrivain et j’ai rencontré les membre de Sappington et de Loquat à mon travail.

Jefre Cantu semble très présent dans tes réalisations. Quelle est la nature de votre relation ?

J’ai d’abord rencontré Jefre en 1999 alors qu’il faisait partie de la formation Tarentel. Nous sommes alors devenus amis. Deux ans plus tard, j’ai invité Jefre à travailler sur un projet que je produisais et il a accepté. Conséquemment, Jefre était le choix logique pour collaborer à Blue, donnant ainsi le ton que je voulais à travers le son. Je ne pourrais être plus heureux du résultat.

Vos disques sont-ils seulement disponibles via internet ? Ëtes-vous distribués au Canada ?

Nos disques sont tous disponibles via notre site internet et sont actuellement distribués aux Etats-Unis. Je suis présentement en conversation avec différents distributeurs pour les débouchés internationaux.

Pour plus d’information : www.dreamsbydegrees.com

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