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Monogamies - Comment une chanteuse country a fucké ma vie sexuelle

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Éclatement Architecturale !

Architecture in Helsinki

mercredi 17 août 2005, par Edith Paris

Peut-être ne connaissez-vous pas cette formation en provenance d’Australie, ou bien en avez-vous vaguement entendu parler. C’est que leur premier album, quoique épatant, est plutôt passé inaperçu. Alors que nous arrive leur deuxième album, In case we die, il est temps de remédier à la situation et d’augmenter l’attention portée à ce surprenant octet qui mérite qu’on s’y attarde. Pour l’occasion, la chanteuse, Kellie Sutherland a bien voulu s’entretenir avec nous.

Existe-t-il une raison particulière au fait que votre groupe se nomme Architecture in Helsinki ? Est-ce que quelqu’un parmi vous s’est déjà rendu en Finlande ?

Non, personne du groupe n’est déjà allé en Finlande. C’est seulement que, il y a quelques années, alors que nous avions besoin d’un nom de groupe, Cameron a découpé des mots dans des journaux et les a rassemblés… cela a donné Architecture in Helsinki.

Est-ce que vous diriez qu’être huit personnes à jouer ensemble cause plus de tensions que si vous étiez seulement trois ou quatre ? Cela occasionne-t-il des complications au moment de l’écriture des chansons ainsi que lors de vos tournées ?

Je pense que la dynamique intérieure d’un groupe est différente pour chaque groupe. On ne peut pas vraiment comparer. Je veux dire, c’est compliqué pour nous de tourner parce que cela occasionne des coûts plus élevés que les autres groupes, mais en même temps, c’est beaucoup plus « l’fun » d’être sur la route avec autant de gens, spécialement lorsque ce sont des amis proches. Ce qui veut dire que tu peux changer de meilleur ami à tous les jour, donc tu ne t’ennuies pas avec les autres (sourire) ! Quant à la composition des chansons, le fait d’être huit personnes signifie seulement que tu dois essayer de laisser ton ego à la porte parce qu’il n’y a tout simplement pas assez de place.

Quelle est la meilleure manière de composer pour Architecture in Helsinki, comment procédez-vous ?

Le meilleur moyen pour nous de composer de la musique est de découvrir une idée, de l’élaborer, de la travailler un peu ensuite et de l’oublier pour un temps. Plus tard, une fois que nos cerveaux ont réussi à se libérer d’autres idées, on revient sur celle mise de côté et on finit par l’enregistrer.

Votre musique est très hétéroclite tout en formant un tout. Elle peut être très accrocheuse, mais l’ajout de différents types de sons vient compliquer les choses. Comment décrivez-vous ce que vous faites ?

Nous essayons toujours de se donner des défis en produisant des nouveaux sons uniques. Je dirais que nous sommes un groupe pop expérimental préoccupé par les instruments, les mélodies ainsi que nos amis et nous essayons de figurer comment nous pouvons assembler le tout.

Comment ou par quoi êtes-vous influencés (musicalement ou non) au moment où vous élaborez vos pièces ?

Nous sommes tous très influencés par la place où nous vivons, soit Melbourne. C’est une ville très productive et énergique et nous avons tous beaucoup d’amis qui font des choses merveilleuses… Cela nous donne envie de faire pareil.

Les sons que l’on retrouve sur vos deux albums peuvent être parfois surprenants. Par exemple, qui a eu l’idée d’utiliser le bruit d’une scie ronde sur la pièce Frenchy, I’m faking, comment avez-vous eu cette idée ?

Je crois que c’est James qui a eu cette idée ! L’endroit, le Super Melody World, où nous enregistrions l’album est un très gros garage/espace de travail aussi bien qu’un studio d’enregistrement et cela transparaît dans notre album, cela donne une âme particulière à notre disque. Utiliser les choses qui se trouvaient autour de nous dans le studio pour nos enregistrements semblait être une chose évidente à faire.

Croyez-vous que le fait que vous vivez sur une île isolée influence votre musique ?

C’est sûr que cela joue ! Notre prochain disque sera enregistré dans une maison souterraine de Cooperpedie et il y aura aussi des effets spéciaux fournis par Steve Erwin, le fameux chasseur de crocodile, et son enfant.

Pensez-vous qu’il est plus difficile pour vous de vous faire connaître du reste du monde de par votre isolement ? Trouvez-vous que les groupes venant d’Australie manquent de visibilité en Amérique ou en Europe ?

Non, je ne crois pas. Je crois que depuis les cinq (ou un peu plus) dernières années, Internet a permis d’augmenter l’accessibilité aux groupes indépendants de part le monde. De nos jours, les gens parlent plutôt de la musique comme telle que de l’endroit d’où elle vient.

Comment percevez-vous la scène musicale américaine comparativement à la scène australienne ?

La scène musicale indépendante en Australie est beaucoup plus petite comparativement à… je crois cela parce qu’il n’y a pas vraiment beaucoup d’habitants dans notre pays. Bien que nous ayons quelques bonnes stations de radio (particulièrement à Melbourne), l’Australie n’a pas de réseaux de radios collégiales comme aux États-Unis. La géographie de notre pays est si différente de l’Amérique. Aux USA, tu peux aller sur la côte ouest et jouer dans 10 villes différentes en 10 jours. Ici, il y a environ 10 villes dans tout le pays (!) et cela prend plusieurs semaines en faire le tour. Cela rend les tournées plus difficiles à effectuer et limite les possibilités.

Avez-vous eu un bon accueil lors de votre dernière tournée en Amérique et comment anticipez-vous la prochaine ?

Nous avons eu une très bonne réaction du public américain la dernière fois que nous avons joué. Nous avons joué avec plein de groupes fantastiques et nous nous sommes fait plusieurs bons amis. C’était vraiment inspirant de rencontrer des gens qui sont capable de vivre du fait qu’ils jouent dans un groupe indépendant. Je n’ai aucune idée de comment notre prochaine tournée se passera, je crois que nous n’avons qu’à attendre et voir ! Tout ce que je sais, c’est que pratiquement à chaque jour, nous voyagerons pour atteindre la ville suivante sur l’horaire…et qu’après cinq semaines, je suis sûre que j’aurai le derrière douloureux (sourire !).

On retrouve une attitude un peu plus punk sur votre nouvel album, quelque chose qui n’avait pas été exploité de la même manière sur Fingers crossed, peut-être est-ce dû à la production ou le fait que les instruments à vent soient plus en avant-plan ? Le changement était-il intentionnel ou si on peut appeler cela tout simplement de l’évolution ?

Nous sentions que nous étions plus en mesure de combiner nos forces qu’au moment où nous avons enregistré le premier album. Nous jouons les huit ensemble en tant que groupe depuis quelques années maintenant et nous avons plus conscience de nos capacités. Cela explique qu’il y ait plus de substance sur In case we die, qu’il s’y dégage une meilleure confiance et un son plus sale.

Comment percevez-vous In case we die comparativement à Fingers crossed ?

Pour l’enregistrement de In cas we die, nous avons fait consciemment des choix concentrés plus sur l’énergie de la production pour que l’album puisse avoir le meilleur son possible. Ce qui veut dire que nous nous sommes poussés à essayer plus de nouvelles idées, nouvelles manières de chanter et de jouer. C’était un processus vraiment excitant. Fingers crossed était la première tentative d’enregistrement pour la plupart d’entre nous. Nous ne savions pas beaucoup de choses sur comment chanter ou sur quels micros utiliser. Cela a été un tournant considérable dans notre apprentissage. In case we die est le résultat de ce que nous avons appris au moment de l’enregistrement de notre premier album et la confiance que nous avons acquise lors de nos tournées ainsi qu’en jouant ensemble depuis plusieurs années.

Quel est le grand rêve d’Architecture in Helsinki ?

D’enregistrer (et d’aller en vacances) au Compass Point Studios dans les Bahamas avec des massages et un chef personnel à tous les jours !

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