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Monogamies - Comment une chanteuse country a fucké ma vie sexuelle

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Se prendre pour Sonia Benezra

ADAMUS, BERNARD

jeudi 8 novembre 2012, par Sara Hébert

Il y a un peu moins d’un mois, Bernard Adamus lançait N°2, un album qui a fait couler beaucoup d’encre, tant à Québec qu’à Montréal. On a pensé que ce serait une bonne idée de s’entretenir avec le chanteur afin de faire le point sur la réception du disque. Le jus est venu en extra…

La plupart des critiques qu’a reçues l’album sont élogieuses. On a souligné, entre-autres, la qualité de ses textes et l’entrain contagieux qui se détache de ses pièces les plus rythmées. Après l’avoir entendu, certains journalistes ont même comparé Adamus à Plume Latraverse et à Dédé Fortin. Lorsqu’on lui demande si ces comparaisons risquent de lui monter à la tête, Bernard est cinglant : « […] y’en a un qu’on compare à Gainsbourg et l’autre s’est suicidé fa’que j’suis mieux d’m’tenir tranquille… »

Adamus ne semble pas avoir envie de jouer la game. Au téléphone, son ton est sérieux et ses réponses sont plutôt brèves. Difficile de l’imaginer dans un talk show de madames quelconque. Joselito et Sonia devront attendre. Pourtant, ce ne serait pas surprenant que l’un ou l’autre de ces animateurs s’y intéressent. Pourquoi ? Entre autres, parce qu’Adamus relate, sur N°2, certaines de ses meilleures soirées, mais aussi quelques uns de ses moments les plus sombres. Si on s’attarde aux thèmes qu’il aborde, on se rend vite compte que l’alcool est au cœur de son écriture.

En ce sens, j’me suis permis de lui demander s’il entretenait une relation amour-haine avec la boisson. Il m’a expliqué qu’« autant qu’desfois [il] feel très good, desfois [il] feel comme d’la marde ». Bref, que « ça dépend […] ». On sent qu’il n’est pas à l’aise d’en parler. Je cafouille un brin…puis, je pousse ma luck : « en show, tu parles des chansons les plus touchantes du disque, comme des chansons d’emo-boissonneux. Est-ce que tu te moques de ton côté sensible, par peur qu’on te traite de quétaine ? » Adamus hésite ; […] j’me demande si mes chansons sont pas trop personnelles […] je les trouve belles, chu content de les avoir enregistrées mais, le dark side of the moon c’est que ça raconte peut-être trop d’affaires ».

Le téléphone me semble de plus en plus pesant, mais je n’abandonne pas. « Est-ce que t’aurais pu faire deux albums avec ce N° 2 ; un album de party et un album sombre ? « Oui, mais c’est pas ça qui est arrivé dans ma vie, c’est un peu le reflet de ce qui est arrivé dans mes dernières deux années… fa’que on va voir la suite ».

Il finit par ajouter qu’il y a trois chansons qui ont été coupées du disque parce qu’elles ne « fittaient pas dans le pacing » et qu’il y en a deux d’entre-elles qu’il joue en show, alors que la troisième dort quelque part. Lorsque je lui demande s’il compte les sortir bientôt, il laisse entendre qu’une collaboration spéciale se trame et que, si elle a lieu, on pourrait retrouver un EP d’Adamus sur les tablettes pour le temps des fêtes. J’aurais bien aimé vous en dire plus, mais c’est un secret.

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