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Les Criquets Crinqués (CISM 89,3 FM)

Charme et sensualité au rendez-vous

XX, THE

Samedi le 3 avril 2010 au Métropolis de Montréal

mardi 6 avril 2010, par Éric Dumais

Le trio britannique The XX était de passage samedi soir au Métropolis pour faire la promotion de leur premier album studio, qui s’intitule XX. Acclamé par la critique du monde entier lors de sa sortie le 17 août dernier, l’opus, qui a été produit en majeure partie par les membres de la formation eux-mêmes, s’est hissé au sommet des palmarès internationaux en quelques semaines seulement. L’absence de l’ex-claviériste Baria Qureshi, qui a volontairement décidé de quitter le groupe en raison d’une fatigue extrême, n’a pas empêché le trio d’entamer une série de concerts à guichets fermés à travers le Canada et les États-Unis.

C’est devant une salle comble que Romy Madley Croft (chant, guitare), Oliver Sim (chant, basse) et Jamie Smith (clavier) ont interprété les meilleurs succès de leur premier opus. Le groupe vedette était accompagné, dans le cadre de sa tournée nord-américaine, des artistes Nosaj Thing et JJ, qui assuraient les premières parties du spectacle. Leurs prestations, comparativement à celle de la tête d’affiche, étaient bien ordinaires et n’ont pas réussi à soulever la foule. C’est seulement à 22h50, lors de la fermeture des lumières et de la tombée d’un immense rideau blanc (qui cachait la scène au grand complet), que les fans montréalais ont enfin pu voir les spectres des trois membres de The XX.

Visuellement, l’ouverture du spectacle, qui était appuyée par l’excellente mélodie de la chanson Intro, était une véritable réussite. Les silhouettes des trois membres de la formation étaient projetées en alternance sur le rideau blanc (qui les cachent), alors que des décharges de lumière, semblables à un éclair dans le ciel, éclairaient d’une lueur intense et drue l’immensité de la scène du Métropolis. Les membres de The XX ont entamé, tranquillement mais sûrement, les meilleurs morceaux de leur album, soit Crystalised, Islands, VCR et Basic Space. Pendant le spectacle, les jeux de lumière offraient un support visuel de qualité, avec des teintes de mauve, de rose, de blanc et de noir, ce qui aidait à renforcer le caractère sensuel et intimiste de la performance du trio britannique. À plusieurs moments, la pop new-wave a fait tremblé la cage thoracique des spectateurs, lesquels, soulignons-le, étaient entassés comme des sardines, mais aussi les murs de la salle, tellement la basse était amplifiée et jouée avec une profondeur presque irréelle.

En une heure, The XX ont prouvé aux Montréalais qu’ils étaient à la hauteur de leur talent et de leur grande popularité. Ils ont joué la majorité des chansons de leur album avec une aisance particulière et un grand sens du professionnalisme. Le seul bémol demeure inévitablement la fin du spectacle, où les lumières closes présageaient, après un premier rappel hautement satisfaisant, la possibilité d’un deuxième rappel, en vain. Attendaient-ils les exclamations d’une foule qui ne savait pas si elle devait réclamer un second rappel ? Cette étrange finale était-elle anticipée ? Qui sait !

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