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Monogamies - Comment une chanteuse country a fucké ma vie sexuelle

Spirale orchestrale

WOODKID

Jeudi 17 octobre 2013, Métropolis de Montréal

lundi 21 octobre 2013, par Cynthia Quellet

Jeudi soir, Yoann Lemoine alias Woodkid, revenait au Métropolis pour la deuxième fois cette année, après un passage des plus remarqués au Festival de Jazz en juillet dernier. Plaisir visiblement partagé, car il ne tardera pas à nous dire qu’il se sent, ici, « à la maison ». D’abord connu pour avoir réalisé les clips de Lana Del Rey, Moby, The Shoes ou encore Taylor Swift, le musicien a frappé un grand coup avec son premier album, The Golden Age, paru en mars dernier.

Autour de lui, cuivres et batteries sont de retour, ajoutés à cela un sextet de cordes, et vous obtiendrez une heure trente de pop symphonique, ponctuée de percussions déferlantes aux allures de marches militaires sublimée par des éclairages de grande qualité. On retrouve évidemment en fond, la force des visuels noir et blancs : voûtes de cathédrales, volutes de fumée, et autres voie lactée, trônant tels des symboles religieux et aspirants, devant lesquels il se retourne à de nombreuses reprises comme pour prier et mieux nous revenir, bras levés, sourire comblé. La communion avec le public est à nouveau perceptible et totale. On a cru comprendre qu’on était un public de feu, « vous êtes chauds comme la braise » qu’il a dit. Ces élans d’amour pourraient presque paraître un brin sur joués, mais au final semblent sincères et spontanés.

Il faut dire qu’il n’aura pas lésiné sur la marchandise pour faire le show, sautant, dansant et s’amusant gaiement, en faisant appel au public en permanence. Les titres de l’album les plus connus, I Love You, Iron, The Golden Age, Run Boy Run entre autres, trouveront d’ailleurs écho parmi les voix des spectateurs, autant dédiés à la cause connue de leur prêcheur qu’attentifs à ses nouveaux titres. On peut regretter que sa voix ait été par moment un peu étouffée mais on doit avouer que le concept en soi suffit à nous avaler. On jubile puis retombe instantanément quand soudain tout s’éteint, plus rien n’émet de son. Ne sachant à quelle sauce on va être mangé, on attend, haletant, avant qu’une fin tonitruante ne vienne définitivement nous happés. On est pris. Forcés de constater que l’homme à la voix grave, sous ses airs de rappeur et ses déhanchés hip-hop, dégage une sincérité et un talent véritables. Si l’on en croit ses dires, il serait bientôt de retour à Montréal... À bon entendeur, salut !

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