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Les Criquets Crinqués (CISM 89,3 FM)

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Scotland art

WE WERE PROMISED JETPACKS

Jeudi le 26 avril 2012 au Il Motore, Montréal

lundi 30 avril 2012, par Cynthia Quellet

Jeudi soir, notre chère métropole affichait trois concerts intéressants : We Were Promised Jetpacks au Il Motore, The Drums au Cabaret du Mile-End et Cults au Théâtre Corona. D’abord pressentie pour aller m’agiter sur la pop sensuelle du duo new-yorkais, je me ravisais finalement pour aller taper du pied au Il Motore, après avoir vu le streaming live de la performance de WWPJ à Coachella. C’est sous des trombes d’eau que je file donc vers Jean Talon.

21h00 - Les cinq musiciens de Brooklyn, Fort Lean, débarquent sur scène. Trente minutes d’indie-rock conventionnel qui peine à réchauffer le public clairsemé, encore largement massé vers le bar. Et ce malgré toute l’énergie que le chanteur met à agiter ses boucles peroxydées à la Polnaref. Lorsqu’un titre enfin sort un peu du lot, il a l’air d’une reprise. Pas de quoi en parler plus longuement en ce qui me concerne. 22h00 - On change de continent avec les anglais de BRETON, qui se définissent eux-mêmes comme un collectif multimédia. Quintet électro-rock et réalisateurs de courts métrages (primés), ils joignent leurs deux univers sur scène avec des projections tout au long du set. Une partie du public était venue pour eux et elle ne fut pas déçue. Premier titre des anglais dans la langue de Molière svp ! Le chanteur s’adressera d’ailleurs au public quasi tout le temps en français excellent ! Quarante cinq minutes d’électro-rock bien pensé et bien senti qui ravit le public éclectique, plus condensé, venu s’amasser sur le plancher. Signé chez Fat Cat, le même label que WWPJ, la sensation UK du moment lançait son premier album "Other People’s problems" le 26 mars dernier à New York.

23h00 - La scène revenue à son plus simple élément (batterie, guitares, basse et gros amplis) est prête à accueillir la tête d’affiche de la soirée : We Were Promised Jetpacks. Originaires d’Edinburgh, Adam Thompson (chant, guitare), Michael Palmer (guitare), Sean Smith (basse) et Darren Lackie (batterie) se sont rencontrés à l’université en 2003. Influencés par leurs prédécesseurs The Twilight Sad et Frightened Rabbit, les quatre amis ont rapidement trouvé leur son, leur identité. Un post-punk rock musclé qui déboule à un train d’enfer !

Pour la petite histoire, c’est un ami de passage à Montréal qui m’a fait découvrir WWPJ il y a deux ans. J’ai de suite accroché sur "These Four Walls", le premier album du groupe, sorti en 2009. Quelques semaines plus tard, surprise : je trouvais leur EP "The Last Place You’ll Look" (2010) dans ma boîte aux lettres. (Merci Sam !) Il ne nous aura pas fallu attendre trop longtemps pour voir arriver le deuxième LP "In The Pit Of The Stomach" (octobre 2011), digne héritier du premier. Si certains rythmes peuvent paraître un peu répétitifs, l’ensemble est encore une fois bien ficelé et s’inscrit dans la continuité des sonorités noisy de WWPJ. Les voilà donc repartis sillonner les routes de l’Europe et des USA. Un passage par Coachella et on les retrouvait, simples, concentrés et déterminés, ce jeudi au Il Motore.

Loin de toute extravagance, ces quatre là ont presque l’air sévères. Des lignes de basse géniales, une batterie percutante et deux guitares déchaînées, le tout relevé par la voix si particulière d’Adam Thompson. Il a du coffre l’écossais ! Son ton grave, mêlé à son accent prononcé, porte loin. Si loin qu’il chantera même en délaissant le micro à plusieurs reprises ! Ça brasse gentiment sur le plancher. Le public, connaisseur, est réceptif et y va lui aussi de sa voix. En quelques minutes toute trace de fatigue est oubliée, on a juste le goût d’enlever nos plugs et de taper du pied en avoir mal aux jambes, tellement ça vient nous chercher. L’heure de spectacle majoritairement composée de titres du dernier album en versions étirées, nous happe littéralement. Mentions spéciales aux titres "Human Error" et "Circles And Squares". On ferme les yeux et on s’imagine perdus en Écosse au milieu des contrées lointaines, Adam Thompson en leader fédérateur qui nous rallie à sa cause avec sa voix et ses hymnes rassembleurs. Du Scotland art.

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