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Monogamies - Comment une chanteuse country a fucké ma vie sexuelle

Soyeux comme du cachemire

VETIVER

Au Il Motore, le 15 septembre 2012, Montréal

mardi 25 septembre 2012, par Nicolas Pelletier

L’indie pop rock de Vetiver — venus en format quintette à Montréal pour leur première visite en 4 ans — est archi mélodique, soyeux comme du cachemire (pour paraphraser la pub). Tout de suite, on embarque dans chaque titre autant que leur créateur Andy Cabic. Affublé d’un petit chapeau et d’une barbichette, Cabic se laissait aller à ses propres chansons, transporté par le doux groove de sa section rythmique (le batteur Otto Hauser et le bassiste Bob Parins), jouant sur sa complicité évidente avec le lead guitariste Daniel Hindman (qui possède une belle touche) et la claviériste/choriste Sarah Versprille, musiciens qui l’entourent depuis 2009 (et un peu plus dans le cas de Hauser).

Vetiver s’est permis une reprise des Go-Betweens, Streets of Your Town : une formation qu’on n’entend pas à la hauteur de ses réalisations. La foule (beaucoup plus nombreuse que lors de la 1ere partie) appréciait chaque début de chanson en réagissant bruyamment, en chantant quelques mots, en se dandinant joyeusement, le sourire aux lèvres. Vetiver a le talent, que dis-je le pouvoir !, de semer la bonne humeur avec ses jolies mélodies, un peu à la façon de Kinks modernes. Un excellent moment, encore une fois, au Il Motore.

La première partie, assurée par Big Search, était d’un ennui... Je ne dirais pas mortel parce que ce n’était pas si mauvais, mais le ton nasillard et flegmatique du chanteur Matt Popieluch était monocorde, endormant. En format duo, Popieluch s’exécute avec passion, mais son manque de sens mélodique le prive de toute chance d’attirer l’attention. Pour un samedi sans hockey, le Il Motore était plutôt vide : une soixantaine de personnes étaient présentes, et ce n’était certainement pas pour voir Big Search qui a au mieux reçu des applaudissements polis.

Le gars a une bonne voix et un bon ton, mais il n’a pas cette étincelle qui pourrait le propulser aux côtés des Neil Young et Bob Dylan de ce monde. Même Hayden semble inaccessible. La marche est haute.

Le concert a finalement décollé à la toute dernière chanson lorsque Popieluch a invité le batteur, la claviériste et le bassiste de Vetiver à venir jouer avec le duo, devenu électrique. C’était trop peu trop tard : mon attention était déjà ailleurs...

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