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Les Criquets Crinqués (CISM 89,3 FM)

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Comment faire évoluer le filage ?

The Legendary Pink Dots

mercredi 9 octobre 2002, par Nicolas Pelletier

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Par une froide soirée d’automne à Montréal s’amènent les fameux Legendary Pink Dots, ce groupe mené par l’étrange Edward Ka-Spel, sombre poète originaire des Pays-Bas. Le public est tout de noir vêtu. Les maquillages « gothiques » et les robes de vinyle ressurgissent comme s’ils étaient conviés à cette rare messe de ces précurseurs de l’électronique et du psychotique.

Après une longue première partie instrumentale assurée par l’original Origami Galaktika, les Pink Dots font leur apparition. Ils sont maintenant 4. Un homme chauve s’occupe des vents, un autre visiblement plus jeune des cordes, alors qu’un tranquille bidouilleur est entouré de claviers et de filage. Ka-Spel pose ses gestes théâtraux sur la foule, appuyant ses complexes textes, mais il est un peu ridicule avec sa vieille veste de laine brune et son t-shirt rouge. On dirait la version maniaque de Paul Simon… La musique est toutefois douce et envoûtante… Les quelques tequila sunrise que je m’envois aident la cause… Une flûte traversière s’amène doucement, puis un violon, le tout bien enrobé de claviers.

Puis d’un coup, ça y est ! Ka-Spel se déchaîne et donne au public ce qu’il veut vraiment : de la psychose ! Il enfile quelques lugubres histoires dont le fond est plutôt violent, ou du moins inquiétant, avant de faire une crise comme un enfant gâté qui voudrait tout diriger. Les Pink Dots reviennent plus tard à de plus douces émotions, et Ka-Spel reprend ses contes de sa voix nasillarde au fort accent. Si Syd Barrett avait été chanteur des Residents, ça aurait sans doute ressemblé à ça. Préférant terminer cette soirée sur une bonne note, j’attends une pièce plus douce et file doucement à l’anglaise. Les Legendary Pink Dots, même 20 ans après leurs premiers disques et de nombreux changements de personnel, sont restés fidèles à leur son, tout en faisant évoluer leurs claviers et leurs nombreuses machines avec filage au gré des nouvelles trouvailles. L’essence est toutefois la même : celle de la psychose de Ka-Spel.

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