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Les Criquets Crinqués (CISM 89,3 FM)

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24 octobre

THE CLIENTELE

Sala Rossa

mercredi 9 novembre 2005, par Jean-François Sénéchal

Pour leur premier concert donné à Montréal, The Clientele s’est présenté tardivement le 24 octobre dernier devant un public très clairsemé à la Sala Rossa. Décevante absence de l’auditoire après la sortie toute récente de Strange Geometry, album très bien reçu de toutes parts. Évidemment, il ne fallait pas s’attendre à une foule en surnombre par ce lundi soir frisquet pour voir et entendre la formation anglaise qui fait dans le indie-rétro-pop à tendances vaporeuse et onirique.

Après les performances honnêtes de Jim Yoshii Pile Up et Annie Hayden, le trio a proposé une douzaine de pièces faisant la part belle à leur deuxième album, The Violet Hour. On aurait pu s’attendre à une place plus grande accordée à Strange Geometry, mais le public semble avoir apprécié cette sélection de pièces moins récentes (Missing, Porcelain, The Violet Hour…) sur lesquelles la formation a bâti sa notoriété dans le monde indie pop. Trois morceaux de l’excellent Strange Geometry ont tout de même eu droit de cité, dont bien évidemment le simple Since K Got Over Me. Le public a aussi eu droit à trois morceaux inédits, sans compter la pièce Reflections After Jane, tirée de l’album-compilation Suburban Light, avec laquelle la formation a débuté le concert.

Sur scène, la bande d’Alasdair Maclean est restée fidèle à tout ce qui fait sa marque : simplicité décontractée, mélancolie éthérée, sonorité réverbérée. La musique de la formation ne fait peut-être pas bouger les corps (on ne va pas à un concert de The Clientele pour se faire décoiffer), mais le chanteur et guitariste Alasdair Maclean a interprété son répertoire avec émotion. L’interprétation des pièces est restée assez fidèle aux versions enregistrées, à l’exception notable de la distorsion introduite à quelques reprises par le leader de la formation. On peut regretter la durée réduite du concert (environ une heure, en tout et pour tout), mais comment s’en étonner face à une foule qui n’était que l’ombre d’elle-même ?

Un bon concert, en somme, mais qui en définitive ne réussit pas, par sa nature même de spectacle, à offrir ce que les disques de The Clientele expriment le mieux : l’expérience intime et solitaire de la quotidienneté et de son étrangeté banale.

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