[] [] [] [] [] []

Les Criquets Crinqués (CISM 89,3 FM)

Accueil du site > Concert > THE CINEMATIC ORCHESTRA

Des Jazzmen accomplis

THE CINEMATIC ORCHESTRA

Club Soda, Montréal, 24 septembre 2007

jeudi 18 octobre 2007, par Nicolas Pelletier

Connaissant ce sextet britannique surtout pour son excellent album « Man with the Movie Camera » sorti en 2003 (et que l’on avait encensé dans les pages d’emoRAGEi), je m’attendais à une soirée plutôt électro-lounge-ambiant, en ce 24 septembre au Club Soda.

Mais je me suis très vite aperçu que j’avais devant moi des musiciens accomplis et qu’on goûterait davantage au jazz qu’à l’électro. Peu portés par l’avant de la scène, ni à bouger de façon extravagante, les gars sont toutefois intenses et s’élancent sans retenue dans d’impressionnantes envolées musicales. Tous y vont de soli à tour de rôle, mais c’est le batteur Luke Flowers (un ex-membre de DJ Food) qui m’a le plus impressionné : smooth, constamment à contretemps, tout en subtilité et en retenue, ce type semble danser avec son instrument.

Le format jazz est certes moins original, avec sa série de soli pris par chacun des membres du groupe, soit Tom Chant (Saxophone), Nick Ramm (piano), Stuart McCallum (guitare) and Phil France (contrebasse) et Jason Swimcoe, le fondateur du groupe. Mais il reste que le Cinematic Orchestra offre une bonne performance en concert. Ça aurait été plus agréable d’apprécier ce spectacle assis, mais le grand nombre de fans présents aura obligé les organisateurs à retirer les tables et les chaises du Club Soda.

Le chanteur et guitariste Grey Reverend - qui assurait la première partie - a rejoint l’Orchestre pour quelques titres, parfois accompagné d’une chanteuse dont le nom m’échappe malheureusement. La dame a fait planer le public avec la superbe et aérée « Breathe », extraite du plus récent album du C.O., « Ma Fleur » sorti au printemps dernier. La présence de voix a rafraîchi l’atmosphère, nous détachant de tous ces soli, qui, personnellement, commençaient à me tomber sur le système. Plusieurs titres se terminaient en une montée d’intensité, un climax plus ou moins bordélique qui trahissaient un manque de retenue musicale, voire de talent d’écriture. Lorsque chaque morceau prend la même courbe, on finit par se lasser…

Ce fût, malgré mes quelques réserves mineures, un bon concert.

Plan du site | Suivre la vie du site RSS 2.0