[]

Les Criquets Crinqués (CISM 89,3 FM)

Accueil du site > Concert > SASQUATCH #3

Sur les traces du bigfoot

SASQUATCH #3

Du 25 au 28 mai 2012, George WA USA

lundi 28 mai 2012, par Cynthia Quellet

Samedi 26 mai

Charles Bradley & His Extraordinaires - Il n’y a pas d’âge pour révéler un talent brut. Merci au label Daptone d’avoir mis en lumière ce soulman extraordinaire, qui semble venir d’une autre époque. Du haut de ses 62 ans, on sent le vécu, l’expérience et les marques laissées par la vie. Une prestation puissante, dans laquelle on mesure la profondeur de l’engagement et la reconnaissance pour le public. Une voix et une attitude à la James Brown : Charles B. dégage quelque chose de spécial qui impose le respect. Il donne tout et remercie à coup de révérence. Beau.

Said The Whale les chouchoux du jour attirent les foules. Le quintet indie rock de Vancouver ne réinvente pas la roue mais offre un spectacle généreux presque en terrain conquis. Leur nouvel album "Little Mountain" est sorti en mars 2012. Un hymne au ukulélé pour saluer le Sasquatch ! et la fin de leur prestation. C’est dans la poche !

Alors que le ciel se fait de plus en plus menaçant on se dirige vers la scène Bigfoot en espérant que le son sera meilleur que sur la petite Yéti ; à peine mieux finalement. Les garçons d’Electric Guest s’activent malgré tout et offrent une pop légère pleine d’énergie. Le chanteur qui se tortille dans tous les sens monte dans les aigus avec facilité. Le tout coule bien, c’est simple, fluide, cadré. Les très "propres sur eux" Electric Guest font twister tous les âges !

Côté public on a battu tous les records : du plus petit bikini, au plus beau coup de soleil, en passant par l’outfit le plus ridicule (banane, short hot dogs, sushis, burgers) et malheureusement le déplorable record de la saleté. Dommage, vu la beauté du site...

On jette un œil et on tend une oreille pour les Dum Dum Girls. Sexys. Sérieuses. Le public semble sous le charme. Mais on file surtout voir Alabama Shakes. Le trio originaire de l’Alabama (vraiment ?!) mené par Brittany Howard offre un soul détonnant et égraine les chansons de son excellent premier album. On mord de suite à l’hameçon et on n’est pas les seuls. Le main stage aurait pu être leur. Sympathique, généreuse mais surtout habitée, Brittany H. nous enveloppe de sa voix chaude et chaleureuse. Elle donne de sa personne, chante du plus profond d’elle-même et ça vient logiquement nous chercher. Tantôt très rythmé tantôt plus des airs de ballades. Elle finit en faisant semblant de jeter sa guitare dans le public. On est tout sourire et clairement secoués !

On repart vers la scène principale pour Metric. Émilie Haines brille de mille feux avec ses lunettes à paillettes. En tournée pour la sortie de leur nouvel album "Synthetica". La belle gambade, danse mais manque un peu de connexion avec le public. Belle énergie électro rock même si le tout est un peu répétitif.

Cinq ans que les fans attendaient et James Mercer l’a finalement fait ! The Shins et leur indie pop rock sont de retour avec un nouvel album et une toute nouvelle équipe. Le show est un peu long à démarrer. La réaction du public est mitigée. Parfois dedans parfois moins. Quelques problèmes de son viennent entacher le tableau. L’apparition de la mascotte du Sasquatch nous distrait un peu. On est devant The Shins mais on n’est pas époustouflé. Dommage.

Headliner du jour : Jack White. Son premier album solo "Blunderbuss", composé, enregistré et produit par lui-même, sortait le mois dernier. Un rock, blues-rock à la "Jack White". Son empreinte, sa signature, construite avec et à travers les White Stripes, les Raconteurs et Dead Weather. Plancher blanc laqué. Piano & guitares assorties. Lorsqu’il entre avec son costume noir le contraste est saisissant tout comme les premiers riffs de guitare. Il est dedans, nous aussi. On ouvre grand nos oreilles, on respire son énergie. Guitariste époustouflant il alterne entre riffs rock déchaînés, mélodies blues-rock et touches country. Quand il s’installe au piano c’est avec sa guitare sur les genoux. Quand il nous demande de chanter "Steady, As She Goes" avec lui, on s’exécute, ravis ! Il ajoute, rallonge, nous tient en haleine pendant tout le show.

Une heure de pur rock’n roll et s’en est fini. Le public part avant le rappel, préférant aller faire le party avec The Roots. Dommage car avec 7 chansons supplémentaires et un magique Seven Nation Army pour terminer, Jack White était incontestablement THE man of the day.

Plan du site | Suivre la vie du site RSS 2.0