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Les Criquets Crinqués (CISM 89,3 FM)

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Danser au milieu de nulle part

SAPPYFEST X (2ième partie)

Le 31 juillet, 1 et 2 août, Sackville, Nouveau-Brunswick

vendredi 7 août 2015, par Émile Foucher

Le soleil se lève sur Sackville et les festivaliers envahissent les quelques cafés de Bridge Street, l’artère principale de la ville. Il ne reste aucun vestige de la dernière soirée, mis à part quelques écrits créatifs dessinés à la craie par quelques âmes rebelles sur les différentes façades de la ville qui témoignent du sentiment d’appartenance des festivaliers pour le Sappyfest.

Sous la grande tente, la journée débute en début d’après-midi avec les compositions ensoleillées du groupe manitobain Human Music. S’enchaine pour le restant de la journée le duo montréalais Solids et son rock 90’s à haut débit, le rock franc et éclaté de The Lonely Parade, l’intensité de Frog eyes et encore plusieurs autres. ``Another day in paradise`` clameront plusieurs, il est vrai qu’avec une programmation condensée d’une aussi grande qualité dans une ambiance aussi respectueuse pour l’écoute on ne peut en demander mieux.

Pendant ce temps au Vogue Theatre (une salle de cinéma ancestrale transformée à l’occasion du Sappy en salle de concert) se succède des auteurs-compositeurs-interprètes tels qu’Andrew Sisk, Klarka Weinwurm et Steven Lambke, qui font partie intégrante de la famille du Sappyfest et qui ont pu bénéficier, au fil des derniers dix ans, de l’aide et de l’appuie de la communauté artistique de Sackville au cours de leur évolution.

DIANA

En soirée, l’imposante foule du samedi soir s’est rassemblée sous la grande tente pour la pop rêveuse du groupe Torontois DIANA. Muni de synthétiseurs, de deux batteries, de guitares et d’un saxophone, le groupe a interprété ses titres amoureux de son album Perpetual Surrender devant une foule en symbiose avec les rythmes dansants de Born Again ou encore Strange Attraction.

Les Hay Babies

À la même heure le lendemain, c’est le indie folk des acadiennes Les Hay Babies qui a conquis la foule grâce à leurs harmonies vocales à trois voix et leurs refrains entrainants. Éclectique, la programmation du Sappy est le reflet de ce qu’il se fait de mieux sur la scène indie actuellement. De l’électro de Mozarts Sister, en passant par les ambiances pesantes de Cross ou le folk d’Angel Olsen, le Sappy est extrêmement diversifié et riche en découverte musicale pointue.

Doldrums

Dimanche soir, Airick Woodhead et ses acolytes du groupe montréalais Doldrums se sont assurés de donner l’un des derniers spectacles sur la scène principale. Pour un dernier moment, la foule s’est déchainée dans un crowdsurfing infini, emportée par les rythmiques endiablées et l’hypnotisme des loops électros. En cette dernière soirée, nous étions tous réunis pour cette grande messe musicale, dans la joie, la sueur et la danse, au cœur d’un délire exaltant, lumineux et entrainant, guidé par les univers énigmatiques de Doldrums.

Danser jusqu’à la fin

Évidemment, pour la plupart des festivaliers, la nuit ne faisait que débuter. À l’autre bout de la ville, soit près d’anciennes usines au milieu de terrains vagues émanait de vagues signaux sonores. Inindiquée, illégale et impromptue, entre grunge et électro, cette manifestation artistique, au milieu d’un labyrinthe de fils et d’un joyeux bordel d’instruments de toutes sortes, servait de lieux de rassemblement où plusieurs musiciens s’adonnaient à une séance spontanée d’exploration musicale à laquelle artistes, organisateurs et festivaliers y dansait en communion. La foule dansera encore et encore jusqu’aux petites heures du matin, au beau milieu de la nuit, des émotions et de la ferraille dans une chaleur humaine et un sentiment de bien être exaltant.

À l’an prochain Sappy !

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